SAINT-PETERSBOURG (Russie), 15 juillet (XINHUA) --
L'énergie, l'escalade de la violence au Proche-Orient, le dossier
nucléaire de l'Iran et les tirs de missile par la République populaire
démocratique de Corée (RPDC) figurent sur l'ordre du jour du sommet
du G8 qui s'ouvre samedi en fin de journée à Saint- Pétersbourg en
Russie.
La Russie et les sept principaux pays industrialisés
sont parvenus à un compromis sur le principe d'une ouverture des
marchés russes de l'énergie aux compagnies étrangères au cours
des discussions préparatoires du sommet du G8, ont déclaré des
responsables européens.
L'assouplissement de la position de Moscou sur ce
dossier sensible pourrait se traduire par une déclaration favorable à
l'ouverture des marchés russes de l'énergie dans le projet de
communiqué, ont-ils ajouté.
En échange, Moscou a obtenu la reconnaissance du
droit de ses entreprises du secteur énergétique à acquérir des
participations dans des sociétés de distribution d'énergie en Europe, des
acquisitions pour l'instant impossibles, selon Moscou, en raison du
protectionnisme prévalant au sein de l'Union européenne.
La Russie prépare également des propositions sur le
règlement de la crise au Proche-Orient, en attendant un engagement actif
de ses partenaires du G8, a déclaré le ministre russe des Affaires
étrangères, Sergueï Lavrov, à la veille du sommet.
La Russie a exigé la libération "immédiate et sans
condition" des otages israéliens capturés par le Hezbollah, condamnant
aussi les bombardements d'Israël au Liban et sur les territoires
palestiniens.
Les leaders du G8 réunis à Saint-Pétersbourg
examineront aussi les problèmes nucléaires de l'Iran et de la RPDC.
La Russie et ses partenaires occidentaux n'ont pas
de divergence sur les objectifs concernant la RPDC et l'Iran, mais
ne sont pas unanimes sur les moyens de les réaliser, a indiqué le
président Poutine.
Il a appelé à ne pas provoquer délibérément
Pyongyang à rompre les négociations. "Nous devons créer un système de
garanties de sécurité dans le monde et je pense que nous pouvons y
parvenir", a dit le chef de l'Etat russe.
La situation en Iran ne sera pas au centre de ce
sommet, mais elle ne sera pas non plus négligée, a fait observer Sergueï
Prikhodko, conseiller du président russe.
Une autre question pressante est la situation en
Irak. Il n'est pas exclu que la Russie pose le problème de la sécurité dans
ce pays en raison de l'assassinat d'employés de l'ambassade russe à
Bagdad. Le président Poutine a affirmé qu'à son avis, une "partie de
la responsabilité pour l'assassinat des diplomates russes incombe à la
force coalisée, notamment aux Etats-Unis". Fin