NEW YORK (Nations Unies), 14 juillet (XINHUA) -- Le
Conseil de sécurité de l'ONU a révélé jeudi les détails des mesures
d'encouragement énergétiques et économiques qui ont été offertes
à l'Iran en juin dernier pour l'inciter à arrêter ses activités
d'enrichissement d'uranium.
Les mesures, proposées par les Etats-Unis, la
Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, ont été
présentées à l'Iran le 6 juin. Elles comprennent des encouragements
économiques, politiques et énergétiques tels que la reconnaissance des
droits de l'Iran à développer l'énergie nucléaire à but pacifique.
"Notre objectif est de développer les relations et
la coopération avec l'Iran sur une base de respect mutuel et
l'établissement de la confiance internationale en la nature
exclusivement pacifique du programme nucléaire de l'Iran", a indiqué
le Conseil.
Les propositions ont promis un soutien à
l'établissement de réacteurs à eau légère en Iran avec un ravitaillement
fiable en carburant nucléaire par la Russie.
Les six pays ont également souligné qu'ils
amélioreraient l'accès de l'Iran à l'économie internationale à travers un
soutien réel pour l'intégration totale de l'Iran à l'Organisation
mondiale du commerce.
Ils ont également promis une coopération dans les
domaines comme l'aviation civile, l'énergie, l'infrastructure des
télécommunications, la haute technologie et l'agriculture.
Pour sa part, l'Iran devrait suspendre toutes ses
activités relatives à l'enrichissement et au recyclage, qui devront être
vérifiées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
L'Iran devrait également "répondre aux normes de
l'AIEA par une coopération complète".
Les six pays se sont réunis mercredi à Paris,
indiquant qu'ils remettraient le dossier du nucléaire iranien au Conseil
de sécurité de l'ONU pour d'éventuelles sanctions comme il n'a pas
été donné de réponse à l'offre. Le Conseil de sécurité de 15 membres
s'efforcera d'adopter une résolution la semaine prochaine qui serait une
suspension obligatoire.
L'Iran a indiqué qu'il ne répondrait pas
officiellement à cette offre avant le 22 août, appelant à la patience des
six pays. Fin