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Sommet du G8 à Saint-Pétersbourg: une occasion pour la Russie de montrer sa puissance retrouvée
  2006-07-14 10:35:30
 

     SAINT-PETERSBOURG, 13 jullet (XINHUA) -- Le sommet du G8,  qui devrait s'ouvrir entre le 15 et le 17 juillet prochain à  Saint-Pétersbourg, ancienne capitale impériale russe, est un  événement historique pour la Russie: une manière de démontrer  qu'elle mérite bien la présidence du G8, le club des pays riches.  

     Vladimir Poutine, Président de la Russie, utilisera le sommet  pour souligner plutôt l'indépendance de son pays par rapport au  club du G8 que son intention de s'appuyer sur lui. "Il a promis de faire de la Russie une grande puissance qui joue un rôle très  important dans le monde et le sommet fournit une confirmation  visible : l'élite du monde vient chez nous", explique spécialiste  de la Russie à Moscou. 

     Pour de nombreux Russes, les principaux succès de Poutine, dont le deuxième mandat se termine en 2008, ont été le rétablissement  de la stabilité, de la dignité nationale et, toutes proportions  gardées, d'une certaine prospérité. 

     La Russie avait été invitée dans le club des riches alors  qu'elle était faible, comme un moyen de stimuler sa construction  démocratique. Entre la Russie et l'Amérique, il y a eu deux lunes  de miel après la Guerre froide: sous l'illusion eltsinienne, puis  après le 11 septembre, quand Bush voyait l'âme de Poutine au fond  de ses yeux. Contre l'islamisme radical, les deux pays avaient un  intérêt commun: les Russes ont donné un sérieux coup de main pour  éliminer les talibans. Ensuite, l'administration républicaine a  agi comme si cette alliance était acquise.  

     Les américains ont déchiré le traité ABM (antimissile) et  organisé l'expansion de l'OTAN à l'Est sans trop se préoccuper de  la réaction de Moscou. La Russie était en fait humiliée, comme  elle l'était par sa faiblesse.  

     La Russie était, en 1998, plongée dans une crise financière  sans précédent. Sa monnaie, le rouble, s'était effondrée. Les  capitaux l'avaient abandonné massivement. Il croulait sous une  dette de 40 milliards de dollars. L'Etat russe avait même dû se  déclarer officiellement en défaut de paiement.  

     Vladimir Poutine a habilement mis à profit les énormes  ressources énergétiques de son pays pour regagner dans le monde  l'influence dont avait joui jadis l'Union soviétique. Après sept  années de Poutine au Kremlin, la Russie est de retour.  

     Grâce à une croissance moyenne de plus de 6,5% l'an, à des  surplus commerciaux substantiels aussi, Moscou a réussi à  rembourser toutes ses dettes, par anticipation même, contre le gré de certains de ses créanciers. Le rouble s'est réévalué. Au-delà,  le pays s'est même constitué un joli magot - des réserves de 230  milliards de dollars, les 4èmes du monde désormais. Une baisse de  l'impôt sur les sociétés et une amélioration de sa collecte ont  enfin permis à l'Etat russe de redevenir excédentaire. 

     La Russie a une activité diplomatique et économique qui se  remarque : maintien d'un dialogue avec le Hamas, traitement des  déchets nucléaires iraniens. C'est une grande première pour le  président russe qui accueille samedi ses pairs du G8 à Saint- Pétersbourg, avec au menu le dossier énergétique. Pour autant,  Valdimir Poutine n'est pas prêt à abandonner le monopole de  Gazprom sur le transport du gaz entre la Russie et l'Europe. 

     Par ailleurs, selon un ministre russe, les présidents George W. Bush et Vladimir Poutine signeraient un protocole d'accord sur  l'entrée de la Russie dans l'OMC lors de leur rencontre, prévue  vendredi à Saint-Pétersbourg, à la veille du sommet annuel du G8.  Les négociateurs américains avaient renoncé à exiger que les  banques étrangères soient autorisées à ouvrir des succursales en  Russie, alors qu'elles sont pour l'instant contraintes d'opérer  par l'intermédiaire de filiales opérationnelles. Fin  

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