BEYROUTH, 12 juillet (XINHUA) -- Le gouvernement
libanais a déclaré mercredi qu'il n'était pas responsable de l'enlèvement
de deux soldats israéliens par le Hezbollah et a demandé une réunion
d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies au sujet des
représailles israéliennes.
"Le gouvernement libanais n'a pas été informé et ne
prend pas la responsabilité de ce qui s'est passé à la frontière
internationale", a annoncé le ministre libanais de l'Information,
Ghazi Aridi, à l'issue d'une réunion d'urgence du cabinet.
"Le gouvernement condamne vivement l'offensive
israélienne qui a pris pour cibles des infrastructures et des civils", a
indiqué M. Aridi, ajoutant que le gouvernement demandait une réunion
d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies "pour discuter
des agressions".
Mercredi matin, des activistes du Hezbollah ont
capturé deux soldats israéliens au cours de leur attaque contre deux jeeps
de l'armée israélienne, qui patrouillaient le long de la frontière
entre Israël et le Liban. Les activistes du Hezbollah ont demandé à
Israël de libérer des prisonniers détenus dans les prisons israéliennes en
échange des deux soldats.
Par ailleurs, huit soldats israéliens et quatre
civils libanais ont été tués dans le conflit de mercredi.
Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a
demandé mercredi au gouvernement libanais de prendre la responsabilité de
la sécurité des deux soldats enlevés, affirmant que cet enlèvement
était un acte de guerre contre Israël, qui engendrerait une réponse
"très pénible". Fin