BRUXELLES, 11 juillet
(XINHUA) -- L'Iran est en train d'étudier le contenu de l'offre de
coopération nucléaire des six, a affirmé mardi le négociateur en chef
iranien, Ali Larijani lors d'une conférence de presse à l'ambassade de
l'Iran à Bruxelles.
"Je n'ai pas vu de raisons pour s'en douter. Nous
devons donner plus de temps pour permettre aux négociations de se
poursuivre. Il serait une négociation très importante pour cette région",
a-t-il souligné.
D'après ses propos, l'Iran ne devrait pas donner une
réponse à la proposition des six avant l'ouverture du sommet du G8 sous la
présidence russe à Saint-Pétersbourg samedi.
A la réception de l'offre de coopération présentée
par les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'Onu, ainsi que
l'Allemagne, plusieurs conseils ont été mis en place pour étudier le
contenu de cette offre, a révélé M. Larijani.
Il a indiqué que la patience était indispensable
pour les négociations qui pourraient aboutir à une situation de
"gagnant- gagnant" tant pour l'Europe que pour l'Iran."La question de la
bombe nucléaire est un gros mensonge", a-t-il déclaré en réponse aux
Américains qui accusent l'Iran d'avoir un programme secret visant à
fabriquer des armes nucléaires.
Il a assisté sur le fait que le programme nucléaire
de l'Iran n'a que des fins pacifiques.
M. Larijani a rencontré mardi matin M. Javier
Solana, haut représentant de l'UE pour la politique extérieure. A cette
réunion ont participé aussi des représentants britanniques, français,
allemands et russes. Mais Il n'y a pas d'avancée rapide en vue.
A l'issue de cette rencontre, M. Larijani a estimé
que les négociations pourraient représenter un "long processus". M.
Solana a indiqué de son côté qu'il allait rencontrer mercredi les
représentants des six pays (Grande Bretagne, France, Etats-Unis,
Russie, Chine et Allemagne) qui avaient proposé à l'Iran l'offre de
coopération. "Nous allons faire une analyse... pour voir comment
continuer", a-t-il ajouté.
Les deux hommes ont refusé de répondre aux questions
posées par des journalistes sur place.
L'UE a posé toujours la condition de suspension
préalable de tout enrichissement d'uranium à une offre de coopération.
Fin