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Il faudrait tourner vers le chemin de fer Qinghai- Tibet un regard plus international
  2006-07-01 16:30:58  

      BEIJING, 1er juillet (XINHUA) -- Alors que les Tibétains se  réjouissent de l'ouverture du chemin de fer Qinghai-Tibet,  véritable accès au "bonheur divin", des étrangers et notamment des occidentaux se sont élevés contre ce projet avant même qu'il soit  lancé, évoquant le "génocide culturel" qu'induirait un afflux de  Hans, l'éthnie majoritaire chinoise. 

     Aussi légitime que soit leur souhait de voir préserver la  culture tibétaine, leur intention est en réalité de préserver un  certain status quo et le stéréotype culturel, dont ils veulent  continuer à profiter. 

     Mais les Tibétains ne sont pas dupes. Pourquoi le Tibet ne  pourra-il pas lui aussi bénéficer du progrès ? 

     Ce n'est pas la distance géographique mais bel et bien une  mentalité stéréotypée et une orientation politique qui conduisent  à ce genre de réaction. 

     Ces gens seront toujours opposés aux projets de développement  du gouvernement chinois au Tibet, sous prétexte de la protection  des intérêts des Tibétains, de leur culture et de leur  environnement. 

     En fait, le Tibet n'a jamais refusé la modernité et même  lorsque Lhasa n'était qu'un petit groupe de maisons, Norbu Linkag, palais d'été du Dalaï Lama, avait des équipements modernes  occidentaux. 

     Leur attitude vis-à-vis du Tibet est hypocrite. 

     Incontestablement, le chemin de fer bénéficiera aux Tibétains, qui représentent 95 % de la population locale. 

     Le Tibet représente 1/8ème du territoire chinois, mais sans  chemin de fer, passagers et marchandises doivent être transportés  par bus, par camion ou par avion, des moyens soit lents, soit  onéreux. 

     L'accès limité aux transports et les coûts de transport ont  longtemps maintenu la région à l'écart du développement économique, enfermé les Tibétains dans les montagnes et limité leur accès aux  soins médicaux, à l'éducation ou aux pélerinages. 

     Au Tibet, une tonne de charbon ou de ciment vaut 4 fois le prix national moyen et les coûts de transports sont 75 % plus élevés. 

     Mais le rail va, tout en propulsant le Tibet vers la  civilisation, lui permettre de montrer au monde l'essence de sa  culture. 

     Lorsque le chemin de fer sera entièrement opérationnel, la  capacité totale de transport des produits et des ressources du  Tibet devrait être multipliée par 45. 

     Pour construire un chemin de fer respectueux de l'environnement, le gouvernement chinois a consacré 1,5 milliards de yuans (environ 180 millions de dollars), soit 5 % des investissements totaux, à  la protection de l'environnement. 

     33 passages ont été prévus pour permettre aux animaux, et  notamment aux antilopes tibétaines, de franchir la voie ferrée. Le trajet du chemin du fer contourne également des cimetières et  lieux de culte tibétains qui ont ainsi pu être préservés. 

     Le développement est le choix commun de toute l'humanité, et  personne ne doit ni ne peut freiner le train de la civilisation. 

     Pour rassurer définitivement les grands défenseurs de la  culture et de l'environnement, citons l'historien Basang Wangdu :  "Un Tibet coupé du développement économique et social ne mérite  pas les honneurs du Shangri-La". Fin 

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