BANJUL, 30 juin (XINHUA) -- L'Union africaine (UA)
appelle à la mise en place d'une stratégie commune de gestion de la
migration associant à la fois les pays d'origine, de transit et de
destination, en vue de trouver des solutions équilibrées tenant
compte des intérêts des Etats concernés par le phénomène, a-t-on
appris jeudi soir à Banjul.
"Il serait illusoire de tenter de traiter la
problématique migratoire par le recours aux seuls moyens sécuritaires",
souligne un rapport sur un projet de position africaine commune sur la
migration et le développement, qu'examine à huis clos la 9e session
du Conseil exécutif de l'UA, qui devait s'achever dans la nuit de jeudi à
vendredi à l'Hôtel Kairaba.
A cet effet, le rapport plaide pour une approche
globale, intégrée, concertée et équilibrée de nature à inscrire dans la
durée les politiques à adopter et les mesures à prendre.
Cette approche doit impliquer le traitement des
questions relatives, aussi bien à la circulation des personnes (migration
légale et irrégulière), la protection des droits des communautés
légalement établies, qu'au lien entre migration et développement.
Elle doit par ailleurs reposer sur des actions à
entreprendre au triple plan national, continental et international, ajoute
la même source
L'Afrique connaît un important développement des
mouvements migratoires qui se font, pour l'essentiel, à l'intérieur du
continent et peuvent se développer également en direction de
l'Europe, de l'Amérique du Nord et de certains pays du
Moyen- Orient.
Les flux migratoires se développent cependant dans
un contexte africain encore marqué par une insuffisance des capacités
institutionnelles de certains pays africains à répondre
efficacement, individuellement et collectivement, aux problèmes
ainsi générées.
Un autre aspect contemporain de la migration en
Afrique est le nombre croissant de femmes qui ont commencé à migrer à la
recherche de meilleures opportunités d'emplois ou de meilleures
conditions économiques.
Sur les 150 millions de migrants dans le monde, plus
de 50 millions en seraient africains, note le rapport. Fin