BANJUL, 27 juin (XINHUA) -- L'Espagne a invité les
pays africains à "co-gérer de façon responsable" le phénomène de
l'immigration clandestine vers l'Espagne, appelant à une solution de
ce problème par une "approche globale prenant en compte toutes les
dimensions", a déclaré mardi à Banjul le ministre espagnol des Affaires
étrangères.
Miguel Angel Moratinos, venu spécialement assister
au sommet de l'Union africaine (UA) à Banjul pour informer de la nouvelle
approche définie par son pays en matière d'immigration clandestine, a
dit qu'"on ne peut pas seulement s'intéresser à la réadmission des émigrés
clandestins africains sans instaurer une approche légale de l'immigration
par un co-développement en matière judiciaire et policière".
Il a déclaré attendre du 7e sommet de l'UA un
engagement des chefs d'Etat africains dans la lutte contre l'immigration
clandestine, se félicitant des "réponses positives" déjà reçues
durant sa dernière tournée dans plusieurs pays africains.
Parmi les sujets à l'ordre du jour de la réunion des
chefs d'Etat figurent notamment une proposition du Mali portant sur la
création d'un centre africain d'étude et de recherche sur la
migration.
Le pays est confronté depuis janvier dernier à une
vague d'émigrés africains clandestins, qui rallient les côtes des Iles
Canaries à bord d'embarcations de fortune, au péril de leurs vies.
En l'absence de la ratification d'un accord de
rapatriement entre l'Espagne et la plupart des pays de provenance des
émigrés clandestins, bon nombre d'entre eux sont encore gardés dans les
camps de la Croix Rouge espagnole, dans l'attente d'une hypothétique
admission en Espagne. Fin