Flash>>
- Une tempête de sables pourrait frapper la Chine dans les 3 jours à  venir (2007-02-26)- Sénégal-présidentielle : Wade devance Tanor et Seck (2007-02-26)- Libération d'un Français détenu en Iran (2007-02-26)- Départ du président irakien pour des examens médicaux en Jordanie (2007-02-26)- Mali : création d'une alliance de partis pour la présidentielle (2007-02-26)- Sénégal-présidentielle : Prolongation des votes (2007-02-26)
 
Sommet de l'UA : Human Rights Watch inquiet quant à l'issue de l'affaire Habré
  2006-06-28 08:29:06  

     BANJUL, 27 juin (XINHUA) -- Le conseiller de Human Rights Watch, l'Américain Reed Brody, a exprimé mardi à Banjul son inquiétude  quant à l'issue du verdict de l'affaire Habré, qui sera soumis à  l'approbation des chefs d'Etats et de gouvernement lors du 7éme  sommet ordinaire de l'Union africaine (UA), prévu du 1er au 2  juillet prochains à Banjul, capitale de la Gambie, a-t-on appris  mardi de bonne source. 

     Reed Brody a fait part de sa crainte de voir les chefs d'Etat  de l'UA choisir une "mauvaise solution" dans le dossier de " l'affaire Habré". 

     "La Cour africaine de Justice dont on parle pour juger Habré  n'a pas encore vu le jour et ne dispose pas de procureurs, encore  moins de juges d'instruction, et de prisons et elle sera alors  dans l'incapacité de mener des enquêtes criminelles", a expliqué M. Brody, en marge des travaux du Comité des représentants permanents de l'UA qui se poursuivent à huis clos depuis dimanche à Banjul. 

     Estimant "séduisante "l'idée de faire juger Habré par une Cour  africaine de Justice, il a toutefois souligné les appréhensions du Collectif des victimes tchadiennes de devoir reprendre toute la  procédure de l'enquête menée par la Justice Belge. 

     Le Conseiller de Human Rights Watch affirme "avoir confiance"  aux éminents juristes désignés par l'UA pour examiner "les  différentes options" retenues pour faire juger l'ex-chef d'Etat  tchadien. 

     Les conclusions du comité des juristes africains choisis par  l'UA dont les noms n'ont pas été divulgués, seront soumises  seulement à l'appréciation des chefs d'Etat africains lors du  sommet de Banjul, indique-t-on. 

     L'idée de l'extradition de Hissène Habré ver la Belgique pour y être jugé, réclamée depuis six ans par des organisations des  droits de l'Homme dont Human Rights Watch, ne semble pas  rencontrer l'assentiment de la majorité des chefs d'Etat africains, qui prônent plutôt pour un examen de cette affaire par un tribunal africain à créer. 

     A défaut d'une extradition vers la Belgique, Human Right Watch  a manifesté son accord pour que Habré soit jugé par un tribunal  sénégalais doté de "compétences élargies", selon M. Reedy. 

     Hissène Habré, qui s'était réfugié au Sénégal en 1990, après  huit années au pouvoir, a été inculpé au Sénégal en 2000. La  justice sénégalaise s'était pourtant, par la suite, déclarée  incompétente pour le juger. En septembre 2005, après quatre années d'enquête préliminaire, le juge d'instruction près le tribunal de  première instance de Bruxelles, M. Daniel Fransen, a inculpé Habré pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de  torture. 

     La Belgique a demandé au Sénégal son extradition.  

     Les autorités sénégalaises ont arrêté M. Habré en novembre 2005. La Cour d'appel de Dakar s'est pourtant, à nouveau, déclarée  incompétente, cette fois-ci, pour statuer sur la demande  d'extradition. 

     Cette décision de Justice laissait le champ libre au président  de la République du Sénégal pour se prononcer sur la demande  d'extradition. Le Sénégal a alors demandé à l'UA d'indiquer la  juridiction compétente pour juger cette affaire.  

     En janvier dernier, l'UA a désigné un groupe d'experts  juridiques afin d'examiner les options envisageables pour juger  Hissène Habré. Le Comité de juristes, qui s'est réuni à huis clos  du 22 au 24 mai dernier, est appelé à soumettre ses  recommandations au 7e Sommet de l'Union africaine à Banjul. Fin   

  Liens connexes