BANJUL, 26 juin (XINHUA) -- Les questions
financières dominent les discussions menées en ce moment même à Banjul par
les ambassadeurs accrédités auprès de l'Union africaine (UA), en
prélude au sommet des chefs d'Etat africains, a constaté Xinhua sur
place.
Le fait que ce sujet a focalisé tant d'attention de
la part des délégués provient des critiques visant les "dépenses
démesurées" pour l'organisation de la réunion des intellectuels de
l'Afrique et de la Diaspora en 2004 à Dakar, au Sénégal, a indiqué une
déléguée dans un salon de l'Hôtel Kairaba, où se tient depuis
dimanche la rencontre des ambassadeurs accrédités auprès de l'Union
africaine.
La réunion de 2004 en question, organisée par la
Commission de l'UA, aurait coûté environ sept millions de dollars
américains, selon des ambassadeurs présents à la rencontre de Banjul, qui
ont dénoncé "avec la dernière énergie la gabegie des dépenses au
niveau de l'Union africaine".
"Au moment où on demande aux Etats de faire des
efforts dans la mobilisation des ressources de l'organisation, on ne peut
comprendre que l'UA puisse dépenser autant d'argent dans un
colloque, quelle que soit sa portée", a martelé la même déléguée à la
presse.
Les travaux de la 12e session ordinaire du comité
des représentants des Etats auprès de l'UA, qui ont débuté dimanche à
Banjul, devaient prendre fin lundi soir.
Au cours de leur réunion, les délégués doivent
examiner, entre autres, les rapports issus des conférences ministérielles
qui se sont déroulées lors du sommet de Khartoum, au Soudan, en
janvier.
Les ambassadeurs préparent les dossiers à soumettre
au Conseil des ministres de l'UA qui devrait commencer ses travaux
mercredi en prélude au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA
prévu du 1er au 2 juillet dans la capitale gambienne. Fin