PYONGYANG, 26 juin (XINHUA) -- La République
populaire démocratique de Corée (RPDC) a critiqué le Parlement japonais
lundi au sujet d'une loi qui menace la RPDC de sanctions suite à des
problèmes sur les droits de l'Homme et les enlèvements.
« La loi sur les sanctions nord-coréennes est une
grave provocation politique envers la RPDC et révèle la politique
hostile envers elle », indique un communiqué signé publié par le
journal officiel Rodong Sinmun.
Le Parlement japonais a adopté le 16 juin une loi
demandant au gouvernement d'imposer des sanctions économiques contre la
RPDC si aucun progrès n'était fait sur la question des droits de l'Homme
et les enlèvements de citoyens japonais. Il s'agit de la
troisième loi parmi une série de mesures pour faire pression contre la RPDC
au sujet des enlèvements.
« Le problème des enlèvements est réglé depuis
longtemps et nous n'éprouvons plus le besoin d'en parler », indique
l'éditorial du Rodong Sinmun, ajoutant que ce différend allait déclencher
un sentiment anti-japonais parmi les Coréens et renforcer leur
volonté de réagir à l'offensive avec la position la plus dure ».
Lors d'un Sommet RPDC-Japon en 2002, la RPDC a admis
avoir enlevé Megumi Yokota et 12 autres personnes dans les années 70 et
80. Cinq de ces personnes ont été autorisées à rentrer chez elles en
2002 et Pyongyang a affirmé que les huit autres, dont Mme Yokota, étaient
décédées en RPDC.
La RPDC estime que le problème est réglé depuis
qu'elle a renvoyé les cendres de Mme Yokota mais le Japon affirme que les
cendres expédiées n'étaient pas celles de Mme Yokota et demande à
Pyongyang de lui dire ce q'elle est devenue ainsi que les autres
Japonais enlevés. Fin