BEIJING, 24 juin (XINHUA) -- Les
législateurs chinois ne penchent pas pour la criminalisation des
avortements sélectifs à cause du sexe féminin des foetus.
Soumises au Comité permanent de l'Assemblée
populaire nationale (APN, parlement chinois) pour la révision, les deux
premières versions du projet d'amendement du Code pénal ont proposé des
peines jusqu'à trois ans de prison pour ceux qui sont impliqués dans
l'identification du sexe des foetus à des fins non-médicales.
Cependant, dans la troisième version actuellement en
débat avant le vote prévu pour le 29 juin, les législateurs ont retiré
cet article malgré de nombreuse controverses.
Selon la Commission juridique du Comité permanent de
l'APN, certains législateurs et la Commission du Planning familial et de
la Population nationale ont souligné que le déséquilibre croissant du
ratio du sexe de nouveaux-nés en Chine constitue une question épineuse qui
nécessite la combinaison de différentes solutions.
Ils pensent toutefois que les pénalités criminelles
ne devront pas être abandonnées seulement à cause des difficultés de
réunir les preuves.
La Chine connaît aujourd'hui la naissance de 119
garçons pour 100 filles, un ratio beaucoup plus élevé par rapport à la
moyenne mondiale qui est de 103 à 107 garçons pour 100 filles. Fin