NEW YORK (Nations Unies), 22 juin (XINHUA) -- Le
secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a espéré jeudi que la communauté
internationale arriverait à convaincre le Soudan d'accepter une
force de l'ONU au Darfour, rappelant que personne n'avait
l'intention d'imposer une autorité coloniale au Soudan, a rapporté le
Centre de nouvelles de l'ONU.
"J'espère qu'en définitive, nous réussirons à les
convaincre d'accepter la présence d'une force des Nations Unies", a
déclaré M. Annan à la presse jeudi à Genève.
"Personne, et encore moins l'ONU, n'a l' intention
d'imposer un quelconque régime à caractère colonial à un des Etats membres.
Mais c'est l'une des craintes que le président Bachir utilise
pour rejeter une présence des Nations Unies" au Darfour, a-t-il
affirmé.
M. Annan a souligné qu'une force de maintien de la
paix était pourtant "nécessaire" pour "mettre en oeuvre l'accord de paix"
et "assurer la sécurité des populations déplacées".
Il a cependant rappelé que l'accord signé le 5 mai
dernier à Abuja, entre Khartoum et le Mouvement pour la libération du
Soudan (SLM), principal groupe rebelle au Darfour, était "ténu et
incomplet ", précisant que deux mouvements rebelles n'avaient
toujours pas signé.
Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) et
une faction du Mouvement pour la libération du Soudan (SLM) ont pour
l'instant refusé de signer le texte.
Le secrétaire général a indiqué qu'il attendait la
semaine prochaine le rapport de la mission d'évaluation conjointe Nations
Unies /Union africaine (UA) pour le déploiement d'une force de l'OUN
au Darfour.
La mission d'évaluation permettra de finaliser les
préparatifs du déploiement d'une force onusienne.
M. Annan a estimé que la communaut é internationale
devait faire pression sur les parties signataires d'Abuja pour qu'ils
appliquent l'accord ainsi que sur les deux mouvements rebelles
qui n'ont pas signé pour qu' ils le fassent.
Il a aussi indiqué qu'il fallait " de toute urgence
" renforcer la Mission de l'UA au Soudan (MUAS), une force africaine
déployée au Darfour en 2004 pour protéger les populations civiles, afin
qu'elle puisse accomplir son mandat.
Il a aussi rappelé qu'une conférence des donateurs
serait organisée au mois de juillet à Bruxelles et espéré que les pays
donateurs seraient généreux.
Le secrétaire général plaide depuis le mois de
janvier pour le déploiement de casques bleus au Darfour. Le Conseil de
sécurité a donné son feu vert au mois de mars. Fin