ABUJA, 22 juin (XINHUA) -- L'Afrique doit importer
plus de 45% du riz dont elle a besoin pour la consommation à un coût
estimé à plus d'un milliard de dollars chaque année, a indiqué un haut
responsable nigérian jeudi à Abuja.
A l'ouverture de la session spéciale du Conseil du
Centre du riz africain (WARDA) tenu à Abuja, Ufot Ekaette, le secrétaire
du gouvernement fédéral nigérian, a affirmé que la sous-région
n'avait pu atteindre son but de consommation alors que le projet
d'importation restait élevé.
En tant que représentant du président nigérian
Olusegun Obasanjo à cette session, M. Ekaette a défié le WARDA de faire de
l'importation du riz une chose du passé en Afrique par la recherche,
la dissémination de la technologie et la réalisation de la productivité à
long terme.
Selon lui, le WARDA doit tenter et maintenir la
réalisation extraordinaire de la production du riz nouveau pour l'Afrique
( NERICA).
Il a appelé les scientifiques africains à oeuvrer et
à jouer un rôle plus grand dans le règlement de ce qu'il a décrit comme
étant un problème purement africain dans l'agriculture.
D'après le directeur général sortant du WARDA,
Kanayo Nwanze, la technologie du NERICA est une technologie africaine
destinée à l'Afrique.
"Le NERICA s'adapte parfaitement à l'environnement
de croissance dur et aux conditions à faible investissement de
l'écologie du riz de montagne en Afrique sub-saharienne où les
petits fermiers manquent de moyens d'irrigation et demandent des
engrais chimiques", a-t-il expliqué.
M. Nwanza a assuré que la technologie unique du
NERICA avait un potentiel économique énorme en Afrique pour nourrir les
familles des fermiers par l'autoconsommation, générer des récoltes
excédentaires, réduire l'importation et économiser l'échange des
devises, a-t-il ajouté. Fin