GENEVE, 22 juin (XINHUA) -- Le
secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Kofi Annan, a
affirmé jeudi à Genève qu'une réponse de l'Iran à l'offre des grandes
puissances sur la suspension de l'enrichissement d'uranium viendra après
la réunion du G8 à Saint-Pétersbourg.
Lors d'une conférence de presse tenue au Palais des
Nations à Genève, le secrétaire général de l'ONU a déclaré avoir rencontré
le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki. Il a
estimé que l'Iran considère très sérieusement l'offre des grandes
puissances.
Après s'être félicité du changement de l'attitude
des Etats- Unis qui ont exprimé leur désir de rejoindre les discussions sur
la suspension de l'enrichissement iranien, le secrétaire général de
l'ONU a espéré que "ce signal portera ses fruits" à la reprise des
discussions.
Kofi Annan a affirmé avoir "insisté auprès des
responsables iraniens, y compris M. Mottaki, qu'il est de leur intérêt de
coopérer pleinement avec l'AIEA".
La Chine, les Etats-Unis, la France, la
Grande-Bretagne, la Russie et l'Allemagne ont présenté le 6 juin dernier à
l'Iran une offre pour régler le probleme.
Au cours de la conférence de presse, le secrétaire
général de l'ONU a répondu aux questions concernant le Sudan, la
Palestine, le Conseil des droits de l'Homme.
Parlant du Soudan, il a affirmé que l'ONU pousse les
parties qui ont signé l'accord de paix au Soudan à l'appliquer et
continue de convaincre les deux fractions armées qui ne l'ont pas signé de
l'accepter. A moyen terme, l'ONU va envoyer des casques bleus
pour prendre la relève des Forces de la Paix de l'Union Africaine,
a-t- il poursuivi. Avant le déploiment des casques bleus, les Forces
de l'UA doivent rester en place.
Le secrétaire général de l'ONU s'est préoccupé de la
situation inquiètante de la Palestine où la tension ne cesse de monter. La
communauté internationale s'engage sur le terrain. Les
discussions sont en cours et l'entente inter-palestinienne pourra se
réaliser, a-t-il affirmé.
A propos de l'Irak, Kofi Annan a qualifié la
situation de " compliquée et fragile". La communauté internationale doit
soutenir le gouvernement irakien pour rétablir la situation, a-t-il
souligné. Fin