ABIDJAN, 16 juin (XINHUA) -- Les Abidjanais gardent
l'espoir d'une victoire à quelques heures de la rencontre capitale qui
opposera leur équipe nationale à celle des Pays-Bas.
"Y a rien à faire, on va leur montrer qu'on est plus
haut", lance un vendeur de journaux à la criée à l'un des carrefours de
la capitale économique.
La forte pluie qui arrose la ville depuis l'aube n'a
pas altéré la mobilisation des ivoiriens. Au Plateau, le quartier des
affaires,des véhicules en circulation sont décorées aux couleurs
nationales.Des passants tiennent des parapluies tricolores
orange, blanc et vert pour se protéger de la pluie.
Les services administratifs sont presque vides, de
nombreux travailleurs ayant préféré rester chez eux pour suivre la
rencontre.Ceux qui sont arrivés au service, habillés pour
certains dans des tenues en l'honneur des Eléphants, s'apprêtaient vers
midi à rejoindre précipitamment leur domicile.
Pour M. Ernest Kouadio, un chauffeur, "la Côte
d'Ivoire va battre la Hollande par deux buts à un".
"J'ai bon espoir que nous allons aller loin, nous
avons des attaquants capables de marquer des buts", renchérit Robert
Gnolou, un étudiant.
Pour bon nombre d'Abidjanais, la clé du match se
trouve entre la mains de l'entraîneur, Henri Michel. "Nous avons la
capacité de gagner le match pourvu que l'entraîneur classe les joueurs
qu'il faut, c'est-à-dire Drogba, Dindane et Baki", estime Adomon
Pierre.
Mlle Chantal Kouamé, secrétaire de direction, ne dit
pas autre chose. "Nous avons besoin de marquer des buts, il faut qu'Henri
Michel mette l'accent sur l'attaque et fasse jouer la paire Aruna
Dindane-Drogba, c'est la combinaison qui marche", indique-t-elle.
Selon Fabrice Mao, un enseignant, "la Côte d'Ivoie a
un problème de coaching, elle peut gagner et aller au deuxième tour
si et seulement si l'entraîneur met les joueurs qu'il faut et à
la place qu'il faut".
Après cette rencontre, la Côte d'Ivoire qui a perdu
son premier match contre l'Argentine (2-1), affrontera en dernier
lieu la Serbie-Monténegro le 21 juin. Fin