
LHASA, 15 juin (Xinhua) --
La Chine a commencé le compte à rebours pour l'ouverture au trafic du
chemin de fer Qinghai-Tibet le 1er juillet, mais il existe encore beaucoup
de doutes quant à l'impact du nouveau train sur l'environnement et
l'éco-système de la région.
Le plateau du Qinghai-Tibet compte 60,9 millions
d'hectares de réserves naturelles à travers lesquels le train se déplacera
sur 1 142 km, mais Huang Difu, commandant en chef du centre de
construction de la voie ferrée Qinghai-Tibet, a révélé que la
protection de l'environnement avait été une priorité dans la
conception de ce projet.

"Nous avons dépensé 1,54 milliards de yuans (192,5
millions de dollars américains) pour la protection des espèces rares et de
l'environnement fragile de cette région" a-t-il dit.
Afin d'assurer la migration régulière des antilopes
tibétaines, le gouvernement a construit 33 passages sous forme de ponts ou
tunnels, a expliqué Huang rappelant que l'antilope tibétaine
était l'une des espèces les plus menacées d'extinction, et que
seulement 50 000 d'entre elles restaient.

Lors de la construction de cette voie ferrée sur le
toit du monde, l'environnement a été mis au premier plan, a indiqué La
Youyu, commandant adjoint du projet. En effet, a-t-il expliqué,
avant que ce projet commence, une étude complète sur le climat,
l'environnement, les espèces et l'éco-système du plateau a été menée
dans le but d'éviter toute pollution de l'eau, des sols et de la
végétation.
Les évaluations faites par des organismes chargés de
la protection de l'environnement du Tibet et du Qinghai ont confirmé
que l'objectif avait été respecté. Fin