VIENNE, 13 juin (Xinhua) --
Des diplomates ont déclaré mardi que les pays membres du Mouvement des
pays non-alignés (MNA) vont soutenir le droit de l'Iran à enrichir de
l'uranium, lors de la réunion des gouverneurs de l'agence de surveillance
nucléaire de l'ONU cette semaine, bien que les Etats-Unis et l'Union
européenne aient appellé à des efforts communs pour que Téhéran mette fin à
son programme nucléaire.
Les 16 membres du Conseil des gouverneurs de
l'Agence internationale de l'énergie atomique, et également membres du
MNA, devraient rédiger une déclaration commune similaire à celle qui
avait été publiée en Malaisie le 30 mai par les ministres des
Affaires étrangères des pays non-alignés, a déclaré un délégué du
MNA qui tient à rester anonyme.
"Nous sommes favorables à la négociation d'une
solution juste, et nous maintiendrons notre position", a-t-il
déclaré.
Le déclaration du mois de mai "réaffirmait le droit
fondamental et inaliénable" de tous les pays à développer, produire et
utiliser l'énergie nucléaire "à des fins pacifiques, sans aucune
discrimination et en conformité avec leurs obligations légales
respectives".
Le groupe de 114 pays, pour la plupart en
développement et dont fait partie l'Iran, est fermement opposé au recours à
des sanctions.
Ces pays craignent également qu'obliger l'Iran à
mettre fin à son programme nucléaire constitue un précédent qui empêche
les autres pays en développement de stimuler leur économie grâce à
l'énergie nucléaire.
En février dernier, après de fortes pressions de la
part des pays occidentaux, la plupart des pays non-alignés membres du
Conseil de l'AIEA avaient votés en faveur de la décision qui voulait
porter l'Iran devant le Conseil de sécurité de l'ONU, mais deux d'entre
eux, l'Afrique du sud et l'Indonésie, s'étaient abstenus.
Les 35 pays du Conseil de l'AIEA doivent discuter du
programme nucléaire iranien mercredi. Fin