VIENNE, 12 juin (XINHUA) -- Le directeur général de
l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a
appelé lundi l'Iran à coopérer avec la communauté internationale
pour résoudre de manière pacifique son dossier nucléaire
controversé.
"Je continuerai à appeler l'Iran à fournir la
coopération nécessaire pour résoudre ces questions", a dit M. ElBaradei
lors de la réunion du conseil des gouverneurs de cette agence de
sûreté nucléaire qui s'est ouverte lundi.
"Je reste convaincu que le moyen d'avancer réside
dans le dialogue et le compromis", a-t-il ajouté.
Parmi les efforts les plus récents, les Etats-Unis
et certains pays européens font pression sur d'autres pays pour qu'ils se
joignent à eux afin de presser l'Iran d'ouvrir des discussions
sur son dossier nucléaire.
La semaine dernière, une série de mesures
incitatives en échange d'une éventuelle suspension par l'Iran de
l'enrichissement d'uranium a été élaborée par six pays (Chine, Etats-Unis,
France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne). Cette proposition a été
présentée à Téhéran par le chef de la diplomatie européenne
Javier Solana.
Un document américain détaillant la position
américaine sur cette question souligne que si Téhéran déclinait cette
offre, les six "ont convenu de poursuivre les mesures, y compris au
Conseil de sécurité de l'ONU, (pour) faire pression sur le régime
iranien", ajoutant qu'une pleine suspension des activités liées à
l'enrichissement et au retraitement était "essentielle si l'Iran
veut réussir à s'attirer la confiance internationale".
Un autre document, publié par l'Allemagne, la France
et la Grande-Bretagne, indique que "le Conseil de sécurité n'aura pas
d'autre choix que d'augmenter les pressions sur l'Iran", si ce pays
reste sur sa réserve.
L'Iran a réitéré lundi, avant la réunion de l'AIEA,
qu'il ne ferait aucun compromis sur son droit à l'enrichissement
d'uranium. L'ambassadeur iranien à l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, avait
aupavant appelé cette agence à éviter "tout communiqué à motivation
politique qui pourrait ternir le climat" pour une solution diplomatique.
Lors de sa réunion d'une semaine, l'AIEA doit
débattre du dossier iranien mais sans adopter de résolution, pour éviter
de créer des tensions pendant que Téhéran examine la proposition de
sortie de crise. Fin