ADDIS ABEBA, 7 juin
(XINHUA) -- Le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Union africaine (UA) ont
convenu mercredi d'un calendrier de la prise de la relève, par les forces
de l'ONU, de la mission du maintien de la paix de l'UA dans la région du
Darfour, dans l'ouest du Soudan, d'ici janvier 2007.
"Ce que nous pensons tous les deux (ONU et UA),
c'est qu'une transition devrait avoir lieu, et d'ici le début de l'année
prochaine, il y aura une opération de l'ONU", a déclaré
l'ambassadeur britannique à l'ONU, Emyr Jones Parry, à la tête d'une
délégation du Conseil de sécurité qui effectuait une visite d'une journée
au QG de l'UA à Addis-Abéba.
Durant la brève visite, la délégation a discuté de
la remise de la force africaine à une mission de l'ONU.
"Nous sommes d'accord sur les manières dont nous
établirons ce calendrier, et bien sûr, nous comprenons tous les deux (ONU
et UA) que cela ne pourra être fait qu'avec le consentement du
gouvernement de Kartoum", a-t-il indiqué, lors d'une conférence
de presse tenue à l'issue de l'entretien.
La force de maintien de la paix de l'UA, connue
comme la Mission de l'UA au Soudan (AMIS), fait face aux problèmes à la
fois de sous-financement et de mauvais équipements.
M. Parry a affirmé que cette force avait besoin
d'être renforcée avant la prise de la relève par l'ONU.
Actuellement, le nombre de cette force de l'UA,
comprenant 7. 000 hommes, sera augmenté au niveau de 10.000, selon un
responsable de l'UA qui a désiré rester anonyme.
Ce responsable de l'UA a affirmé que des troupes
supplémentaires proviendraient du Rwanda, du Nigeria et du Ghana et
que l'OTAN pourrait fournir des hélicoptères et d'autres soutiens
logistiques.
Cette visite de la délégation du Conseil de sécurité
de l'ONU intervient à un moment crucial pour le Darfour à la suite de la
signature d'un accord de paix le 5 mai à Abuja, la capitale
nigériane.
Seule l'Armée de libération du Soudan (SLA), menée
par Minni Winnawi, a signé l'accord. Une faction rivale dirigée par Abdel
Wahed al-Nur, ainsi que le Mouvement pour la justice et
l'égalité, ont refusé de signer cet accord, disant qu'il n'avait pas pu
satisfaire leurs demandes. Fin