OUAGADOUGOU, 2 juin (XINHUA) -- Les ministres
africains et les experts de l'Union Africaine (UA) ont recommandé,vendredi
à Ouagadougou, qu'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de
gouvernement soit convoqué en mai 2008 pour discuter des questions de
déplacements forcés sur le continent.
Cette recommandation est issue de la 2ème Conférence
des ministres africains chargés des réfugiés et des personnes
déplacées tenue les 1 et 2 juin à Ouagadougou.
Ce sommet extraordinaire, ont expliqué les
participants, offrira aux Etats membres l'opportunité d'examiner les
causes fondamentales du problème des déplacements forcés afin
d'éradiquer le phénomène.
Selon les statistiques du Haut commissariat pour les
réfugiés, l'Afrique abrite le nombre le plus élevé de victimes de
déplacements forcés au monde avec plus de 18 millions de
personnes dont 4 millions au Soudan.
Les ministres ont également préconisé des
conférences ministérielles tous les deux ans pour permettre de superviser
étroitement la mise en oeuvre des recommandations, déclarations
et résolution adoptées.
Outre la mise en place d'un plan africain d'urgence
pour isoler les éléments armés dans les camps de réfugiés, les ministres
ont recommandé que l'Union africaine prenne des mesures pour
réglementer la séparation des éléments armés des lieux abritant des
réfugiés
En plus du maintien du caractère civil et
humanitaire des camps de réfugiés, ils ont demandé que les réfugiés soient
réinstallés toutefois que cela est possible, loin des frontières, pour des
raisons de sécurité, par les Etats membres de l'Union africaine.
Insistant pour que les Etats membres prennent des
mesures nécessaires pour protéger les enfants et les jeunes contre les
recrutements militaires, les ministres ont lancé un appel à la
communauté internationale en vue de trouver des solutions
durables aux éléments désarmés.
Sur l'accès à l'éducation post primaire, la
conférence a recommandé que les engagements des Etats membres soient
appuyés par une stratégie innovatrice de mobilisation des ressources et
un plaidoyer auprès des Etats pour des places d'éducation gratuites
et l'égalité d'accès à l'éducation.
La réunion a par ailleurs recommandé que les Etats
membres s'engagent à garantir la protection et l'assistance aux personnes
déplacées en demandant un sommet ordinaire de l'Union africaine
en 2007 pour examiner le projet de cadre juridique pour la
protection, l'assistance et les personnes déplacées en Afrique.
Sur la promotion de la réinstallation inter
africaine, la réunion a préconisé une étude de faisabilité prenant en
compte les aspects socioéconomiques et les considérations de protection
juridique soit menée dans le pays d'accueil pour garantir une
réinstallation réussie.
Pour ce faire, la réunion a demandé d'élaborer un
mécanisme de suivi pour assurer que les réfugiés réinstallés vivant dans
les pays africains et hors du continent sont traités avec respect et
dignité et mènent une vie normale. Fin