KHARTOUM, 1er juin (XINHUA) -- L'Union africaine
(UA) a exprimé jeudi ses "profonds regrets" que le délai fixé au 31 mai
pour signer un accord de paix sous sa médiation eut été refusé
par les groupes rebelles du Darfour.
Dans un communiqué publié jeudi à Khartoum, le
président de la commission africaine Alpha Oumar Konaré a déclaré que
"c'est avec un profond regret et en dépit de tous les efforts déployés par
l'UA et par ses dirigeants et partenaires internationaux, ainsi que
les efforts qui se poursuivent à l'intérieur et à l'extérieur du Soudan,
(qu'il constate) qu'Abdu al-Wahid al-Nour, du Mouvement pour la libération
du Soudan (SLM) et Khalil Ibrahim, du Mouvement pour la justice et
l'égalité (JEM) n'ont pas signé l'accord de paix au Soudan".
"Le délai a expiré hier", indique le communiqué,
ajoutant que "le Conseil de paix et de sécurité de l'UE devrait bientôt se
réunir pour envisager de prendre les prochaines mesures
nécessaires".
Le gouvernement soudanais, ainsi que Minni Arkou
Minawi, dirigeant de la plus importante faction rebelle du SLM, ont signé
cet accord de paix le 5 mai à Abuja, capitale du Nigeria.
Pour leur part, MM. Ibrahim et al-Nour avaient
refusé de signer cet accord, jugeant qu'il ne satisfaisait pas toutes
leurs exigences.
M. Konaré a déploré les violences survenues ces
dernières semaines au Darfour, en rendant responsables ceux qui n'ont pas
signé l'accord de paix.
Il a également mis en garde que ces attaques ne
seraient plus tolérées, et que la mission de paix de l'UA au Soudan
agirait de manière préventive pour remplir son mandat, qui comprend sa
propre défense et la protection des populations civiles en danger.
Fin