NEW YORK (Nations Unies), 1er juin (XINHUA) -- Lors
d'un exposé au Conseil de sécurité, le président en exercice de l'Union
africaine (UA) et président de la République du Congo Denis
Sassou- Nguesso a appelé mercredi à renforcer le partenariat entre l'ONU
et l'UA, expliquant que l'Afrique disposait d'instruments appropriés
pour le mettre en oeuvre, rapporte le Centre de nouvelles de l'ONU.
Parmi les instruments qui permettent la mise en
oeuvre d'un partenariat renforcé entre l'UA et le Conseil de sécurité, le
président a notamment cité le Protocole relatif à l'établissement du
Conseil de paix et de sécurité de l'UA et le Pacte de non- agression et de
défense commune adopté à Abuja en janvier 2005.
Rappelant le lien étroit entre la paix et la
sécurité internationales d'un côté et le développement durable de l'autre,
Denis Sassou-Nguesso a également estimé que les conflits
devraient être abordés de manière multidimensionnelle. La création au sein
de l'UA du mécanisme d'évaluation par les Pairs répond à cette
attente, a-t-il indiqué.
L'Afrique s'oriente dans la bonne direction, a
poursuivi le président, soulignant les fré missements positifs dans le
domaine économique, de la paix et de la sécurité mais rappelant qu' une
telle évolution n'était pas linéaire et demeurait fragile.
Il a notamment signalé que la plupart des conflits
actuels en Afrique dataient de plus de trois ans au moins et ne
constituaient pas de crises nouvelles, citant notamment la Somalie, la
situation entre l'Erythrée et l'Ethiopie, la crise au Nord de l'Ouganda et
le Sahara occidental.
Ces conflits s'installent dans la durée, faute d'un
traitement approprié, d'engagement ou de confiance mutuelle de la part des
principaux protagonistes, a estimé Denis Sassou-Nguesso.
Il a aussi rappelé que des feuilles de route
existaient, avec des calendriers bien fixés qu'il fallait respecter.
Le président a aussi remarqué que des conflits
étaient aujourd'hui réglés de façon encourageante, dont la guerre civile
en Angola et les crises au Libéria, en Sierra Leone, en Guiné e
Bissau et au Burundi.
Il a plaidé pour un accompagnement international
soutenu et prolongé dans la gestion de certaines de ces situations
post- conflit, en vue d'éviter toute rechute. C'est dans cette
perspective qu'il a salué l'établissement de la toute récente
Commission de consolidation de la paix, qui pourrait trouver en
Afrique un terrain d'expérimentation approprié.
Denis Sassou-Nguesso a également estimé que pour
certains autres conflits en cours, comme en Côte d'Ivoire, en République
démocratique du Congo et au Darfour, la communauté internationale
disposait de scénario de sortie de crise qui devraient permettre
d'entrevoir le bout du tunnel avant la fin de l'année.
S'exprimant sur le Darfour, il a expliqué qu' il
fallait renforcer et mettre en oeuvre l'Accord de paix signé le 5 mai
2006 à Abuja, remarquant que l'on disposait d'un cadre de travail qui
devait permettre de préparer la transition vers une opération des
Nations Unies à fort caractère africain. Fin