DAKAR, 26 mai (XINHUA) -- L'Organisation des Nations
Unies (ONU) et l'Union africaine (UA) enverront prochainement une mission
au Soudan pour examiner avec les autorités gouvernementales leurs
rôles respectifs et le soutien aux accords de paix au Darfour (est du
pays), annonce vendredi l'ambassade du Soudan à Dakar.
La mission, composée de grands responsables de l'ONU
et de l'UA, entamera son travail par des consultations élargies avec tous
les responsables à Khartoum, avant de se rendre au Darfour pour
" évaluer les besoins supplémentaires de la mission de l'UA", indique
un communiqué de l'Ambassade du Soudan au Sénégal.
Le communiqué, qui ne précise ni la date d'envoi de
cette mission conjointe au Soudan, ni sa durée, souligne la disposition
de Khartoum à faciliter le travail de l'équipe en vue d'obtenir des
résultats diplomatiques sur place.
Le Soudan et l'ONU avaient établi un comité spécial
pour étudier le déploiement éventuel des forces de maintien de la paix
de l'ONU au Darfour.
L'Union africaine a, pour sa part, envoyé une
mission au Soudan pour consolider les acquis de la paix obtenus grâce à la
signature des Accords de Paix concernant la région du Darfour faisant
frontière avec le Tchad, zone où la tension est vive du fait de
la présence de plusieurs milices.
Le transfert de compétence de l'UA à l'ONU constitue
un autre objectif de la mission conjointe qui évaluera sur place les
modalités opérationnelles de ce transfert et remettra un rapport
circonstancié à Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU et au
président de la Commission africaine le Malien Alpha Oumar
Konaré, précise le communiqué.
Le ministère soudanais des affaires étrangères fait
observer que les activités de la mission se dérouleront "sans la moindre
influence préalable" sur les décisions que prendront le gouvernement
d'Union nationale, l'UA et l'ONU.
La visite de l'équipe mixte ONU-UA met fin aux
rumeurs relayées par certains médias internationaux sur un éventuel
différend entre le gouvernement soudanais et une délégation de l'ONU
conduite par Lakhdar El Ibrahimi, envoyé spécial du secrétaire général de
l'ONU. Fin