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Les experts mettent en garde contre le régime trop riche en graisse
  2006-05-20 14:36:40  

      ROME, 19 mai (XINHUA) -- Les Européens, sous certains aspcets,  s'alimentent bien plus mal aujourd'hui qu'il y a 45 ans, a indiqué l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et  l'agriculture (FAO) lors d'une réunion internationale sur l' obésité qui se tient mercredi et jeudi à Rome. 

     Josef Schmidhuber, économiste à la FAO, a affirmé que le régime alimentaire au sein de l'Union européenne (UE) restait trop riche  en graisses, notamment en acides gras saturés, sucres et  cholestérol, bien que les habitants de l'UE consomment davantage  de fruits et de légumes aujourd'hui.  

     Il a ajouté que dans les pays méditerranéens, les régimes  alimentaires sont plus sains qu'ailleurs en Europe, mais on notait aussi certains signes tangibles de détérioration de la diète  méditerranéenne. 

     Le Dr Marc Danzon, directeur régional de l'OMS pour l'Europe, a indiqué pour sa part que les classes les plus pauvres de la  société sont les plus affectées par la surcharge pondérale et l' obésité. 

     L'obésité est l'un des plus grands défis auxquels est  confrontée la santé publique au XXIe siècle, a rappelé la FAO,  dans de nombreux pays européens, sa prévalence a triplé depuis les années 80, et le nombre des personnes affectées, notamment des  enfants, continue à augmenter à un rythme alarmant. 

     Dans diverses parties de l'Europe, l'obésité représente entre 2 et 8 % des dépenses de santé et 10 à 13 % des décès. 

     Guy Nantel, nutritionniste à la FAO, a déclaré que l'obésité n' était pas circonscrite aux pays riches et développés mais devenait également un problème dans les pays en développement. 

     L'adoption d'habitudes alimentaires occidentales et des modes  de vie de plus en plus sédentaires font grimper rapidement les  taux d'obésité dans les pays en développement et touchent en  premier lieu les femmes, selon M. Nantel. 

     l'OMS estimait, pour sa part, à 300 millions le nombre d'obèses adultes et à 115 millions le nombre de personnes souffrant de  problèmes liés à l'obésité dans les pays en développement. 

     M. Nantel a cité l'exemple de la Chine où 23 pour cent de la  population adulte sont aujourd'hui en surpoids ou obèses. 

     Eric Kueneman, responsable de la Division de la production et  de la protection des plantes à la FAO, a indiqué qu'une solution  partielle au problème de l'obésité serait de consommer plus de  fruits et légumes.  

     Une initiative conjointe de la FAO et l'OMS pour promouvoir la  consommation de fruits et légumes est actuellement en cours, a-t- il ajouté. 

     La réunion de Rome a rassemblé les représentants des secteurs  de la nutrition et de l'agriculture d'Etats européens collaborant  avec les bureaux régionaux de l'OMS et de la FAO pour l'Europe. Elle avait pour but de définir des options stratégiques, telles  que la promotion du secteur primaire, les politiques fiscales et  certaines recommandations en matière de marketing pouvant  contribuer à lutter contre l'épidémie d'obésité et de maladies non transmissibles connexes. Fin 

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