PARIS, 18 mai (XINHUA) -- L'ancien vice-président
d'EADS Jean-Louis Gergorin, soupçonné d'être le corbeau dans l'affaire
Clearstream, avoue avoir envoyé le 4 mai 2004 la première lettre
anonyme au juge Renaud van Ruymbeke, dans une interview au quotidien
français Parisien publiée jeudi.
M. Gergorin a indiqué qu'après avoir rencontré le
juge de sa propre initiative, il a "décliné la proposition de déposer
formellement et convenu qu'une synthèse de mes informations devrait
lui être communiquée. Cela a donné la lettre anonyme du 4 mai, la
première...". Il a affirmé avoir informé le général Philippe Rondot de ses
démarches auprès du juge.
M. Gergorin ne révèle pas le nom de sa "source", se
contentant de préciser qu'il s'agit de "quelqu'un qui travaille sur
le financement du terrorisme international".
Il a confirmé que sa "source" lui a remis "une liste
de 70 comptes" à son retour de vacances en 2003 sur lequel
apparaissaient des noms de fonctionnaires mais aussi de trois hommes
politiques: Jean-Pierre Chevènement, Dominique Strauss-Kahn et Alain
Madelin. "Nicolas Sarkozy n"y figure pas", souligne-t-il.
Il a indiqué avoir contacté le général Philippe
Rondot en novembre 2003 et rencontré Dominique de Villepin "début 2004 au
Quai d'Orsay" puis au cours d'une réunion à trois avec Rondot le
9 janvier 2004. Il a assuré que pendant cette réunion le nom de M.
Sarkozy n'a été évoqué que parce qu'il devait se rendre en Inde.
Fin