ABIDJAN, 17 mai (XINHUA) -- Le dialogue militaire
entre les deux forces ex-belligérantes ivoiriennes reprendra le 31 mai à
Yamoussoukro, capitale politique du pays, a annoncé mercredi un
responsable du gouvernement.
"Le dialogue militaire reprendra à Yamoussoukro
(centre) le mercredi 31 mai" entre les Forces armées nationales de Côte
d'Ivoire (Fanci, loyalistes) et les Forces armées des Forces
nouvelles (FAFN, rebelles), a annoncé Jean-Claude Kouassi, directeur
de cabinet du Premier ministre Charles Konan Banny.
Les chefs d'état-major des Fanci et des FAFN,
Philippe Mangou et Soumaïla Bakayoko, se sont réunis mardi à la Primature
(bureau du Premier ministre) pour discuter du calendrier et des détails
techniques du projet DDR (désarmement, démobilisation et
réinsertion) des ex-combattants.
"Les audiences foraines démarrent effectivement
jeudi 18 mai sur les sites prévus à cet égard", a confirmé M. Kouassi à la
presse, ajoutant que le problème de sécurité sur l'organisation
du programme ne présentait "aucun souci".
"Nous pouvons également dit que dans le respect de
la concomitance, le pré-regroupement (des ex-combattants) démarre
également et effectivement jeudi 18 mai", a ajouté M. Kouassi.
Dimanche derniere, M. Konan Banny a annoncé que son
gouvernement procèderait simultanément aux audiences foraines et au
pré-regroupement des ex-combattants, les premières étapes du processus
d'identification et de désarmement, à partir du 18 mai.
Des audiences foraines se déroulera du 18 au 25 mai
dans sept localités réparties sur l'ensemble du territoire ivoirien,
respectivement en zone gouvernementale, dans le Nord sous
contrôle rebelle, ainsi qu'en "zone de confiance", région démilitarisée
sous la surveillance des forces impartiales (onusiennes et
françaises).
Parallèlement, sur le processus de désarmement,
aucun détail n'a été précis pour le moment sur les opérations de
pré- regroupement des combattants du pays, divisé en deux depuis un
coup d'Etat raté en septembre 2002 avec le nord toujours contrôlé
par la rébellion.
La polémique sur la concomitance du processus de
désarmement et d'identification, deux opérations majeures en Côte d'Ivoire
et préalables à l'organisation des élections d'octobre, divisait
depuis plusieurs mois le pays entre le camp présidentiel et la
rébellion. Fin