KINSHASA, 17 mai (XINHUA) -- La Mission de l'Onu en
RDCongo ( Monuc) a exprimé mercredi son optimisme sur la solution au
problème de miliciens dans le nord-centre du Katanga, sud-est du
pays, après la reddition d'un principal chef milicien Maï Maï aux
Casques bleus vendredi dernier.
Son porte-parole militaire, le lieutenant-colonel
Frédéric Médard, a affirmé à Xinhua que la reddition de Kyungu Mutanga,
alias Gédéon, constituait "une avancée très significative" dans
le processs Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR).
Pour plusieurs groupes miliciens sévissant au
Katanga, a-t-il indiqué, Gédéon était considéré comme "invincible" face
aux opérations de ratissage lancées depuis novembre dernier par
l'armée congolaise. Les affrontements armés entre les deux
parties ont provoqué une catastrophe humanitaire de 170 000 personnes
déplacées.
Le porte-parole militaire a signalé que la reddition
de Gédéon reflétait "la situation difficile" dans laquelle se trouvent les
quelques centaines de miliciens katangais.
Il s'est dit confiant à la sécurisation du
nord-centre du Katanga, prévoyant la sortie de plus en plus de miliciens
de la brousse pour rejoindre le processus DDR.
Selon le porte-parole adjoint de la Monuc, Jean
Tobie Okala, Gédéon, accompagné au départ de quelque 150 combattants
constitués en grande partie d'enfants soldats, a déposé les armes et s'est
engagé à apporter son concours à la Monuc pour conduire ses
partisans à faire de même.
Depuis lors, 232 combattants accompagnés de 292
dépendants ont déposé les armes, a-t-il précisé.
La Monuc se félicite de voir des Maï Maï rejoindre
le DDR à quelques semaines des premières élections démocratiques en
RDCongo depuis plus de 40 ans, a dit M. Okala.
Il a souhaité que Gédéon, remis mardi par la Monuc à
la partie congolaise, puisse répondre de ses actes devant la justice et que
sa comparution devant la justice marque une avancée
supplémentaire dans la lutte contre l'impunité en RDCongo. Gédéon est
accusé "de recrutement d'enfants, de cannibalisme, d'utilisation d'armes à
feu et d'avoir créé un mouvement insurrectionnel".
Dans les années 1990, les Maï Maï avaient été armés
par les autorités congolaises pour résister aux forces étrangères qui
occupaient l'Est de la RDCongo. Après la mise en place du
gouvernement de transition le 30 juin 2003, Kinshasa perd son
contrôle sur ces combattants non organisés, qui deviennent un
facteur d'insécurité pour les populations et s'affrontent à maintes
reprises, en de violents combats, aux FARDC. Fin