KHARTOUM, 17 mai (XINHUA) -- Le gouvernement
soudanais a refusé mercredi de reprendre les négociations sur l'accord de
paix signé au début du mois entre le gouvernement et une faction
rebelle du Darfour.
"Nous ne rouvrirons pas les négociations et il n'y a
pas de problème (dans l'accord de paix) devant être discuté davantage",
a indiqué aux journalistes le porte-parole du gouvernement, Amin
Hassan Omer.
Le 5 mai, Khartoum a signé à Abuja un accord de paix
avec la faction du Mouvement pour la libération du Soudan (MLS) dirigée
par Minni Arkou Minawi pour mettre fin à trois années de conflit au
Darfour.
Toutefois, l'autre faction du MLS, dirigée par Abdu
al-Wahid al-Nour, et le Mouvement de la justice et de l'égalité, dirigé
par Khalil Ibrahim, ont rejeté l'accord de paix, affirmant qu'il ne
répondait pas à leurs attentes.
Le porte-parole a indiqué que le gouvernement devait
appliquer l'accord de paix en établissant une commission centrale pour le
développement du Darfour et en évaluant les besoins de la région
avant la conférence des donateurs qui doit avoir lieu en
septembre aux Pays-Bas.
Le gouvernement soudanais déboursera 300 millions de
dollars avant la fin de l'année pour lancer le programme de développement
au Darfour et fournir les services de base aux habitants de la
région.
L'Union africaine (UA) qui a joué le rôle de
médiateur pour la signature de l'accord de paix et envoyé une force de
maintien de la paix de 7 000 hommes, a donné deux semaines aux factions
rebelles pour signer l'accord de paix.
Le président de la commission de l'UA, Alpha Oumar
Konaré, a averti que l'UA pourrait demander des sanctions de l'ONU contre
les groupes s'ils allaient à l'encontre de l'accord de paix au
Darfour. Fin