ABIDJAN, 17 mai (XINHUA) -- Le Congrès national de
la résistance pour la démocratie (CNRD), alliance proche du
président ivoirien Laurent Gbagbo, a réaffirmé son refus de la concomitance
du désarmement et de l'identification, dans un communiqué publié
mercredi.
Le Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny a
annoncé, dimanche dernier, que son gouvernement procèderait simultanément
aux audiences foraines et au pré-regroupement des ex-combattants,
les premières étapes du processus d'identification et de
désarmement, à partir du 18 mai.
"Le CNRD s'étonne que les opérations
d'identification soient organisées alors qu'une partie importante du
territoire est encore occupée par des groupes armés", indique le communiqué
du CNRD, qui se déclare "extrêment soucieux de la régularité de ces
opérations, de leur transparence et crédibilité".
Selon le CNRD, la résolution 1633 adoptée par le
Conseil de sécurité de l'Onu, qui est proclamée comme la raison
d'existence de l'actuel gouvernement de réconciliation nationale, ne
prévoit aucun préalable au désarmement.
Tout en réaffirmant son "opposition résolue à toute
opération d'identification avant le désarmement et la réunification du
pays", le CNRD exige le "désarmement immédiat de toutes les personnes
détenant illégalement des armes", poursuit le texte.
Le CNRD invite ainsi les Ivoiriens à "refuser le
coup d'Etat électoral permanent, le bradage pernicieux de notre
nationalité", conclut le communiqué.
La polémique sur le désarmement des belligérants et
l'identification des populations divise depuis plusieurs mois la
Côte d'Ivoire, coupée en deux depuis un coup d'Etat raté en
septembre 2002 avec le nord toujours contrôlé par la rébellion.
Le camp présidentiel souligne la priorité du
désarmement sur d'autres opérations, tandis que la rébellion veulent des
papiers d'identité ivoiriens avant de déposer les armes. Fin