MOSCOU, 17 mai (XINHUA) -- Le ministre russe des
Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré mercredi que les négociations
étaient la seule voie pour résoudre le dossier nucléaire iranien,
ajoutant qu'il espérait voir ce pays d'Asie centrale répondre de
manière "constructive" à une nouvelle offre que doivent lui
présenter des pays majeurs de l'Union européenne (UE).
Il est nécessaire d'impliquer l'Iran dans le
dialogue, et les parties "ont convenu de continuer des négociations aux
bénéfices mutuels", a déclaré M. Lavrov, en référence à une réunion des
ministres des Affaires étrangères de six pays le 8 mai à Nw York, a
rapporté l'agence Itar-Tass.
L'UE a décidé de proposer un accord de coopération,
dans une nouvelle tentative de trouver une solution diplomatique au
dossier nucléaire iranien. Trois grandes puissances européennes,
l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, envisagent de fournir
à l'Iran un réacteur nucléaire à eau légère dans le cadre d'un accord pour
persuader Téhéran d'abandonner son programme nucléaire controversé, ont
déclaré mardi des diplomates à Vienne.
"Des propositions de ce type sont en cours
d'élaboration. Nous espérons que l'Iran répondra de manière constructive.
C'est le seul moyen de régler cette situation", a déclaré M. Lavrov à
l'issue de pourparlers avec son homologue soudanais Lam Akol.
"Je suis satisfait que certains pays, dont la
politique visait à isoler l'Iran et à imposer des sanctions, aient accepté
d'entrer en pourparlers directs avec l'Iran sur son programme nucléaire",
a- t-il dit.
L'UE souhaite convaincre Téhéran d'abandonner ses
activités d'enrichissement d'uranium et de réduire son programme de
réacteur nucléaire à eau lourde.
Il est plus difficile de produire du plutonium,
susceptible d'être utilisé pour la fabrication d'armes nucléaires, qu'un
réacteur nucléaire à eau légère.
L'Iran a repris en janvier la recherche sur
l'ensemble du cycle nucléaire, amenant l'agence de sûreté nucléaire
iranienne, l'AIEA, à retransmettre son dossier au Conseil de sécurité de
l'ONU en février.
Téhéran dément les accusations américaines selon
lesquelles il chercherait à développer des armes nucléaires sous le
couvert d'un programme nucléaire civil, insistant sur son droit à
développer la technologie nucléaire à des fins pacifiques. Fin