LOME, 16 mai (XINHUA)-- Le Syndicat des travailleurs
du secteur de l'électricité au Togo ne souhaite plus que les autorités du
pays tentent "l'expérience de la privatisation" de la société de
commercialisation de l'électricité au Togo, a-t-on appris mardi des
médias officiels.
"Nous avons vécu une expérience pas très bonne", ont
souligné les membres d'une délégation de ce syndicat après un entretien
avec le président du Parlement Abass Bonfoh à qui ils ont
signifié cette position.
Ils faisaient ainsi allusion à la gestion de la
société de commercialisation de l'électricité, précédemment sous le nom
Togo Electricité, par le groupe Elyo-Hydro Quebec International qui a
rétrocédé en février 2006 la société à l'ancienne Compagnie
énergique du Togo (CEET).
Au cours de cette période de gestion, les employés
se sont plaints de mauvais traitement à leur endroit alors que les
populations relèvent avoir été abusées par le groupe Elyo-Hydro
Quebec International et fustigent sa politique de commercialisation
et sa défaillance à satisfaire les besoins en énergie électrique.
"Après cette douloureuse expérience, le Syndicat a
décidé d'approcher les hautes autorités du pays... pour demander à ce
qu'on ne tente plus cette expérience de la privatisation", a indiqué
la délégation, alors que la CEET a repris la société défunte qu'elle avait
cédée.
Le Togo, tout comme le Bénin, est approvisionné par
la Volta region autority (VRA) du Ghana qui garantit aux deux pays la
fourniture d'une puissance de 110 MGW avec la possibilité de tirage
supplémentaire en certaine période de pointe.
Une baisse du niveau d'eau dans le barrage
d'Akossombo au Ghana a entraîné une baisse de la fourniture imposant un
délestage facheux au Togo comparable à la période du groupe Elyo-Hydro
Quebec International, alors que le gouvernement togolais entend
développer une politique énergétique afin d'éviter les pénuries.
Fin