NEW YORK (Nations unies), 16 mai (XINHUA) -- Le
Conseil de sécurité de l'ONU a appelé mardi à un cessez-le-feu "immédiat
et inconditionnel" entre les milices armées rivales dans la capitale
somalienne, Mogadiscio, où les combats ont fait au moins 130
morts, dont de nombreux civils et 300 blessés depuis le 7 mai.
Dans une déclaration lue par son président pour le
mois de mai, l'ambassadeur du Congo Basile Ikouébé, le Conseil de sécurité
a demandé "un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel de la part
des factions en conflit, pour permettre la reprise des activités
humanitaires, le secours aux survivants et la récupération des
dépouilles des morts".
Mogadiscio, ville livrée au chaos et contrôlée par
des chefs miliciens depuis le début de la guerre civile en Somalie en
1991, est depuis 10 jours le théâtre de combats sanglants entre deux
groupes rivaux.
Il s'agit d'une part des miliciens des tribunaux
islamiques, soupçonnés par les services de renseignement occidentaux
d'abriter des extrémistes islamistes liés à al-Qaïda, d'autre part de
l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le
terrorisme (ARPCT) qui regroupe des chefs de guerre.
Les deux parties observent depuis dimanche une trêve
précaire, sans pour autant avoir signé d'accord en ce sens.
Le ministre somalien de la santé Abdel Aziz Sheikh
Yussef a accusé, mardi au caire au siège de la Ligue arabe, les Etats-Unis
d'être responsables des récentes violences à Mogadiscio en raison de
leur soutien financier à l'ARPCT. Fin