TOKYO, 16 mai (XINHUA) -- La Cour suprême du Japon a
rejeté mardi les plaintes de trois victimes chinoises de la tragédie de
Pingdingshan, tout en reconnaissant l'existence de ce massacre, a
rapporté l'agence de presse Kyodo.
Le tribunal de Tokyo et la Cour suprême ont toutes
deux reconnus les faits sanglants, mais elles ont rejeté les demandes
d'indemnisation, respectivement en 2002 et en 2005, considérant que
le gouvernement japonais ne pouvait être tenu responsable de dommages
infligés avant l'adoption de la Loi sur l'indemnisation.
Les trois plaignants, Yang Baoshan, âgé de 83 ans,
Fang Suron, âgé de 77 ans, et feu Mo Desheng, ont assisté au massacre
lorsqu'ils étaient enfants. Ils poursuivaient le gouvernement
japonais pour le meurtre de leur famille et demandaient chacun 20
millions de yen (182 000 dollars) d'indemnités.
La tragédie de Pingdingshan fait référence au
massacre de plus de 3 000 personnes innocentes, dont des personnes âgées,
des femmes et des enfants, au village de Pingdingshan et dans la
ville de Fushun, dans le nord-est de la province chinoise du Liaoning,
lors de l'invasion de soldats japonais le 16 septembre 1932.
Les soldats japonais avaient brûlé les corps de leur
victime et fait sauter une colline pour ensevelir les restes, en vue de
dissimuler leur crime. Fin