PARIS, 16 mai
(XINHUA) -- De nombreux pays développés ne parviennent pas à aider les
enfants issus de l'immigration à s'intégrer dans la société par
l'instruction.
Selon une nouvelle étude de lOCDE, dans certains
pays de l'OCDE, ces enfants accusent un retard scolaire de plus de deux
ans par rapport à leurs camarades autochtones, même si l'on tient
compte des facteurs socio-économiques.
Le rapport met en lumière les enjeux auxquels les
systèmes d'éducation doivent faire face pour aider les populations
immigrées à s'intégrer dans leurs sociétés d'accueil. Dans la mesure
où les flux migratoires vont probablement demeurer élevés, voire
s'accroître, les pays européens, en particulier, doivent mieux s'adapter à
la diversité socio-économique et culturelle de leurs populations.
Pour que les enfants immigrés puissent accéder dans
de bonnes conditions au marché du travail, ils doivent être dotés de
solides compétences de base et avoir la capacité et la motivation à
continuer d'apprendre tout au long de leur vie. Ne rien faire n'est
pas une option : vu les taux de chômage qui dans de nombreux pays sont deux
à trois fois supérieurs parmi les populations immigrées que parmi les
nationaux, il peut être infiniment plus coûteux de ne rien faire que
d'agir.
Selo le rapport de l'OCDE, en Allemagne, en
Autriche, en Belgique, au Danemark, aux Etats-Unis et en Norvège, parmi
les enfants immigrés de la deuxième génération qui ont effectué toute
leur scolarité dans le pays d 'accueil, plus d'un tiers affiche des
performances inférieures au niveau d'aptitude de base auquel les élèves
commencent à être en mesure d'utiliser sérieusement les mathématiques. Dans
tous les autres pays de l'OCDE, sauf en Australie et au Canada, au moins
20 % des élèves issus de la deuxième génération d'immigration obtiennent
des scores inférieurs à ce niveau.
Dans le même temps, pourtant, les enfants immigrés
font preuve d'une motivation à apprendre les mathématiques égale, voire
même supérieure, à celle de leurs camarades autochtones et d'une
attitude généralement très positive à l'égard de l'école.
Le rapport met clairement en évidence que les
systèmes scolaires se différencient considé rablement du point de vue du
devenir qu'ils assurent aux enfants immigrés. Dans des pays comme le
Canada et l'Australie, les performances de ces enfants sont aussi bonnes
que celles de leurs camarades autochtones. Mais dans d'autres, notamment
ceux où les élèves sont répartis par niveaux, les résultats des enfants
immigrés sont sensiblement inférieurs.
De fait, dans bien des pays, les enfants issus de
familles immigrées sont désavantagés dès le départ. Ils sont en général
affectés à des établissements scolaires moins performants qui ont
souvent pour caractéristique d'accueillir des enfants issus des
milieux défavorisés et où, dans certains pays, les conditions de vie
en classe sont conflictuelles.
Si l'on en croit le rapport, bien que la langue et
l'origine géographique des enfants immigrés puissent aussi être des
facteurs à considérer, elles ne suffisent pas pour expliquer les
variations de performances entre les pays. Fin
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