VIENNE, 15 mai (XINHUA) -- Les prix moyens du brut
de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont connu
une légère baisse vendredi après trois jours consécutifs de hausse, a
rapporté lundi le secrétariat de ce cartel.
Les prix ont chuté à 67,02 dollars le baril
vendredi, soit une baisse de 0,25 dollar par rapport au jour précédent, a
indiqué le rapport.
L'Agence internationale de l'énergie a révisé à la
baisse la demande mondiale en pétrole de 0,2 million de barils suite à des
prix records du combustible.
Des responsables de l'OPEP sont persuadés que la
hausse des prix du pétrole pourrait freiner la demande en pétrole dans le
monde et ralentir la croissance économique mondiale.
"Lorsque les prix sont élevés, les gens vérifient
leurs poches", a déclaré lundi, Ali al-Naimi, le ministre saoudien du
Pétrole, lors de la Conférence des ministres de l'Energie des pays arabes
tenue à Amman, en Jordanie.
Cependant des analystes du marché pétrolier sont
toujours préoccupés par l'approvisionnement en brut. Ils ont averti que la
baisse des prix du pétrole ne serait que moindre avant de devenir
plus élevée, citant le déclin de la production du pétrole au Nigeria
qui a causé une réduction de l'approvisionnement en brut de l'OPEP et que
les perspectives du problème nucléaire iranien demeuraient
imprévisibles.
Selon eux, le problème nucléaire iranien une fois
réglé par des moyens diplomatiques, les prix internationaux du pétrole
baisseront graduellement.
"Les prix du pétrole pourraient réduire de 40 à 50%
d'ici 18 mois, si la tension entre l'Occident et l'Iran se relâchait", a
affirmé Johannes Benigni, le directeur général de PVM Oil Associates
à Vienne à un journal local.
Avec le soutien des Etats-Unis, l'Union européenne
est prête à recourir à un nouveau plan pour encourager l'Iran à arrêter
son programme nucléaire. Fin