HEFEI, 15 mai (XINHUA) -- Les secouristes ont
affirmé lundi qu'ils gardaient encore l'espoir de trouver des survivants
parmis les 8 mineurs bloqués depuis samedi dernier dans un puits de
minerai de fer à Anqing dans la province de l'Anhui en Chine de l'est,
parce qu'ils ont entendu des voix humaines plus de 50 heures après
l'accident.
Des voix vagues venues d'une plate-forme située à
une profondeur d'environ 130 mètres où sont bloqués 8 mineurs dont
une femme ont en effet été entendus. "Nous sommes sûrs qu'il y a des
survivants", a affirmé un secouriste qui est descendu samedi soir à
une profondeur de 103 mètres dans le puits.
Malgré les efforts déployés depuis samedi soir, les
pierres et la boue qui ont bouché le passage de la sortie du puits
empêchent toujours les secouristes d'aller plus loins dans le puits, selon
le Bureau local des secours d'urgence.
Un échafaudage a été monté dans le puits et des
médecins et infirmiers se sont rendus sur le lieu de l'accident pour
donner les premiers secours aux survivants, a signalé le Bureau.
L'accident s'est produit samedi matin à 4h50 dans la
mine de Dalongshan à Anqing, lorsque le passage de sortie du puits, situé
à une profondeur d'environ 130 mètres, a été bouché tout d'un
coup par des pierres, de la boue et de l'eau, laissant peu de chance
aux mineurs de s'enfuir, a indiqué des enquêteurs.
Une équipe géologique a fait creuser un nouveau
puits de ventilation pour permettre aux secouristes d'offrir de l'air
frais et de l'eau aux mineurs bloqués.
Le nombre des mineurs survivants reste
inconnu.
La compagnie de la mine de Dalongshan a été créée en
1992 et privatisée en 1999, avec un personnel total de 15 employés et une
production annuelle de 15 000 tonnes de minerais de fer.
Après l'accident, les autorités locales ont exigé à
toutes les mines de la région de suspendre leur production pour
entreprendre un contrôle stricte sur les conditions de sécurité dans les
lieux de travail. Fin