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Burkina: Problématique de la promotion du secteur privé
  2006-05-15 10:23:42  

     OUAGADOUGOU, 14 mai (XINHUA) -- En marge de l'ouverture  officielle des Assemblées générales, la Banque africaine de  développement (BAD) et la Commission économique africaine (CEA)  tiennent, dimanche à Ouagadougou, un atelier sur la problématique  de la promotion du secteur privé.  

     Placé sous le thème : "renforcement des capacités des  communautés rurales par la promotion du commerce : approche du  secteur privé", cet atelier se penche sur cinq problématiques du  développement du secteur privé africain.  

     Cet atelier met également l'accent sur les contraintes  auxquelles font face les associations de petits producteurs, en  particulier celles en zones rurales, pour accéder aux marchés  internationaux.  

     Les conditions préalables permettant aux producteurs et à leurs associations de mieux se conformer aux normes du marché  international, le rôle joué par les importateurs/grossistes et les organismes de certification seront aussi abordés.  

     Les participants réfléchiront par ailleurs sur le rôle des  intermédiaires financiers, le rôle de la BAD et des autres  partenaires au développement dans les efforts de soutien en vue  d'avoir un meilleur accès aux marchés internationaux.  

     Au cours de cet atelier, les acteurs et accompagnateurs du  secteur privé, notamment les représentants d'associations de  producteurs présenteront les expériences concrètes des difficultés qu'ils rencontrent sur le terrain.  

     La représentante de l'Association des producteurs du Burkina,  Mme Félicité Traoré a relevé l'insuffisance de formation des  producteurs et leur méconnaissance du marché.  

     C'est pourquoi, l'Expert Artisanat africain et PME du Sénégal,  M.Ahmed Sadji a insisté sur le fait qu'il faut mettre un accent  sur la formation afin d'être compétitif sur le marché.  

     Le directeur du département du secteur privé de la BAD, M.  Luciano Borin dans son exposé préliminaire a, à son tour, relevé  qu'il est particulièrement difficile de cibler les petites et  moyennes entreprises (PME) en Afrique.  

     Rappelant que leur capitalisation est également loin d'être  optimale, M. Borin a également évoqué la faiblesse des structures  de production et de financement.  

     "Le manque des moyens financiers des PME africaines se conjugue avec la rareté des cadres formés, de lien avec les marchés, de  l'absence de développement de service commercial et de réseaux  associatifs", a-t-il fait remarquer. 

     Selon un rapport de la BAD, le volume des échanges  internationaux a triplé au cours des 20 dernières années, mais les avantages qui en découlent sont inégalement repartis.  

     Selon le même rapport, en 1980, la part de l'Afrique dans le  commerce mondial était de 6%. En 2002, elle a chuté à 2% seulement, alors que le continent représente 12% de la population mondiale.  

     "Avec seulement un point de pourcentage supplémentaire du  commerce mondial, l'Afrique gagnerait 70 milliards de dollars  américains de plus en termes de revenu annuel", a expliqué M.  Luciano Borin. 

     A titre d'exemple, M. Borin cite le café africain largement  disponible dans les rayons des supermarchés européens, mais le  producteur africain ne reçoit que 4% du prix de détail du produit.  

     Initiée par la BAD et présidée par le ministre burkinabé en  charge du Commerce, Bénoït Ouattara, cette série de session de  formation destinée au renforcement des capacités par son caractère original est une innovation aux assemblées générales de  l'institution. Fin  

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