KINSHASA, 13 mai (XINHUA) -- Le ministre belge de la
Défense, André Flahaut, a mis l'accent sur la formation qualitative
de l'armée congolaise (FARDC), à son arrivée vendredi soir à Kinshasa
d'une visite au Katanga (sud-est de la RDCongo).
La formation à la hâte d'une brigade produira des
effets contraires aux attentes de la nation, a-t-il affirmé après avoir
connu la situation des unités brassées et intégrées des FARDC,
issues de différents mouvements politico-militaires hostiles.
M. Flahaut a indiqué qu'une armée de 120 000 hommes
bien formés,bien équipés et bien payés répondraient plus favorablement
aux préoccupations sécuritaires qu'une armée de 200 000 éléments
formés à la hâte. Il a ainsi fait allusion aux 18 brigades attendues
pour les élections, mais qui ne sont pas toutes fiables.
Depuis le dernier trimestre 2004, la Belgique,
l'Angola et l'Afrique du Sud ont d'ores et déjà aidé à former une dizaine
de brigades brassées et intégrées des FARDC en vue de la
sécurisation des premières élections démocratiques depuis 45 ans en
RDCongo, qui auront lieu le 30 juillet prochain.
Mais une fois déployées sur le terrain, ces brigades
se trouvant dans d'importantes difficultés logistiques se comportent
en grande partie comme des milices et commettent des exactions
sur les populations.
Selon M. Flahaut, la Belgique a ciblé
prioritairement les urgences congolaises dans le domaine militaire, dont
l'Ecole de génie à Likasi (province du Katanga), les Ecoles de formations
d'officiers de Kananga (province centrale du Kasai Occidental) et de
Kalemie (Katanga). Fin