YAOUNDE, 11 mai (XINHUA) -- Selon le programme
nationale de lutte contre le paludisme, 35 à 40% des cas de décès dans les
formations hospitalières sont dus au paludisme. Les femmes enceintes
et les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. En dehors de ce
taux très élèvé, le paludisme augmente le risque de d'avortement spontané
et de naissances prématurées.
La situation géographique du Cameroun est, selon les
spécialistes, à l'origine de cette forte éclosion de la maladie.
Dans la zone sud du pays où il pleut abondemment, le taux
d'infection est très élèvé. Les vecteurs secondaires en dehors
des premiers sont rencontrés le long des grands fleuves, notamment la
Sanaga et le Nyong. Dans ces zones, la transmission est intense
et peut atteindre une vingtaine de piqûres par homme par mois.
Bien que le niveau d'endémicité s'est stabilisé
depuis quelques années, il faut reconnaitre que certaines zone le sont
assez et celà justement aux conditions de vie aux mésures d'hygiène
et à l'accessibilité des populations des zones en questions aux services
de santé.
Une étude menée en 2001 par des chercheurs
camerounais a montré que seuls 20% de malades se soignent dans les
établissement hospitalierstandis que 80% se traitent chez eux. La
résistance du plasmodium falciparum aux anti-paludéens courants, est aussi
un autre problème. Le Cameroun s'est trouvé oubligé d'abandonner la
monothérapie proscrite par l'Organisation Mondiale de la Santé
( OMS)pour adopter l'artésunate avec l'amodiaquine.
Les difficultés quant à l'accessibiliré géographique
et financière sont courantes. Cependant l'annonce de la double
subvention Etat du Cameroun OMS à travers le Global Fund, selon
professeur Samé Ekobo (coordonnateur du réseau d'Afrique pour le
traitement anti-paludique), devrait permettre une baisse du prix de
traitement. Le prix d'un traitement contre le paludisme pourra désormais
coûter moins de 1500 francs CFA au lieu du triple comme c'est le cas en ce
moment.
Toutefois le combat continue. Les moustiquaires
imprégrées représentent l'une des armes utilisées par les pouvoirs publics
du Cameroun. Selon le programme national de lutte contre le
paludisme ,près de 500 000 moustiquaires imprégnées ont été distribuées aux
femmes enceintes depuis 2003. 1 137 000 sont en cours de
distribution gratuite aux enfants de moins de 5 ans depuis avril
2005 sur financement du Fond Mondial.
La quinine reste le médicament de référence pour le
moment. Mais d'autres modes de traitement sont associés à la quinine: le
paracétamol, l'aspirine, halfan, fansidar. En revanche, l'OMS
recommande d'associer Arsumax à d'autres médicaments comme la
flavoquine ou le camoquin. La gravité de certains cas peut
pousser les médecins à prendre des injections.
La médecine traditionnelle n'est pas en reste dans
le combat. Sous le contrôle du Ministère de la Recherche Scientifique, un
herboriste du nom de Junior Bekono Meyong dit avoir mis sur pied un
anti-paludéen efficace "paluberk's" (combinaison de neuf plantes de la
pharmacopée locale). A l'en croire, la prise répété de ce médicament
confère aux patients une immunité naturelle de 9 à 12 mois. Fin
Le paludisme en chiffres 35 40% du total des décès
dans les formations hospitalières ; 50% de morbidité chez les enfants de
moins de 5 ans; 40% des décès des enfants entre0 à 5 ans; 40 à
45% des consultations médicales;30% des hospitalisations; 57% des
journées d'hospitalisations;26% des arrêts de maladie; 40% des
dépenses annuelles de menage pour la santé Source: déclaration de
politique nationale de lutte contre le paludisme. Fin