VIENNE, 11 mai (XINHUA) -- La nationalisation des
hydrocarbures boliviens est une "décision d'un Etat souverain" et
les entreprises concernées ne recevront pas d'indemnités si elles
ont réalisé des bénéfices à hauteur de leurs investissements,
déclare jeudi à Vienne le président bolivien Evo Morales, à son
arrivée pour participer au sommet UE- Amérique Latine.
"Nos ressources naturelles sont pillées et nos
matières premières exportées depuis plus de 500 ans. Il est temps que cela
cesse", a déclaré le président bolivien, qui effectue sa première
visite en Europe en tant que chef d'Etat.
M. Morales a assuré que les sociétés étrangères
respectant la loi bolivienne n'auraient aucun problème avec leurs
investissements dans son pays. Mais il a également souligné que son
gouvernement "ne limiterait pas" sa politique de nationalisation au
secteur des hydrocarbures et l'étendrait notamment à l'exploitation
minière et forestière. Selon lui, "le seul moyen de lutter contre la
pauvreté (en Bolivie) est de recouvrer nos ressources naturelles".
Le décret de nationalisation du 1er mai accorde 180
jours aux compagnies étrangères pour renégocier leurs contrats. Passé ce
délai, elles seront invitées à quitter le pays, qui possède les
réserves de gaz les plus importantes d'Amérique latine après le
Vénézuela.
Sur le thème "Renforcer le partenariat stratégique
entre l'Union européenne et l'Amérique latine et les Caraïbes", le IVe
sommet UE-ALC réunit du 11 au 13 mai à Vienne (Autriche) les
chefs d'Etat ou de gouvernement et des ministres de 60 pays. Fin