BRUXELLES, 11 mai (XINHUA) -- La Commission
européenne a présenté jeudi une proposition visant à améliorer les voies
de recours nationales dont disposent les entreprises lorsqu'elles
jugent déloyale l'attribution d'un marché public, afin d'inciter
davantage d'entreprises européennes à soumissionner dans toute
l'Union européenne (UE).
La directive proposée jeudi imposerait en fait aux
autorités publiques l'obligation d'observer un délai suspensif de
plusieurs jours avant de procéder à la passation d'un marché à la suite de
l'annonce de l'attribution.
Ce délai donnerait aux soumissionnaires non retenus
la possibilité de lancer une procédure de recours efficace et rapide
à un stade où les décisions déloyales éventuelles peuvent encore
être corrigées.
Selon Bruxelles, la nouvelle directive
s'appliquerait non seulement aux marchés passés à la suite d'une procédure
d'appel d'offres, mais également aux marchés attribués directement à un
soumissionnaire unique, procédure que le droit de l'UE n'autorise
qu'à titre exceptionnel et qui est soumise à des conditions très
strictes.
"Ce renforcement des droits des soumissionnaires se
traduira par une meilleure protection des entreprises, une intensification
de la concurrence et une utilisation plus rationnelle des deniers
publics", a déclaré Charlie McCreevy, membre de la Commission chargé
du marché intérieur et des services.
Cette proposition intervient après les consultations
menées par l'exécutif européen, qui ont révélé que les directives en
vigueur sur les procédures de recours laissent encore à désirer, à savoir
: l'absence de procédures de recours efficaces contre les marchés
publics passés illégalement de gré à gré, et la conclusion rapide
des marchés publics, qui prive les entreprises de la possibilité
d'engager des recours efficaces. Fin