ABUJA, 8 mai (XINHUA) -- Face à la menace des
groupes rebelles de reprendre la guerre malgré l'application de l'accord
de cessez- le-feu, le commandant des forces de l'Union Africaine (UA) au
Darfour, le général Collins Ihikere a appelé lundi à renforcer
les forces de l'UA.
Lors d'un point de presse, à Abuja, la capitale du
Nigéria, il a indiqué que la présence de 7000 soldats au Darfour, la
région soudanaise ravagée par la guerre, était "largement
inadéquate".
"Nous demandons davantage de troupes au Darfour en
vue des tâches ultérieures", a-t-il expliqué et d'ajouter : "Le Liberia,
pour l'instant, compte 15 000 soldats et l'ensemble du pays ne
dépasse pas un quart du Darfour".
"Si nous devons protéger tout le monde au Darfour,
il doit y avoir des troupes additionnelles", a affirmé le général.
Celui-ci, qui a aussi parlé des fortes craintes
d'une reprise des violences avec la menace d'une faction du Mouvement de
libération soudanaise (SLM), a conseillé les rebelles en leur disant
: "Ne le faites pas".
Il a affirmé qu'il s'agissait de la voix de
l'honneur pour les rebelles de maintenir la paix et a exprimé le souhait
qu'il n'y ait pas de violence car la majorité des rebelles a signé
l'accord de paix d'Abuja.
Tout en qualifiant de "vraiment historique" l'accord
de paix signé vendredi dernier par les factions en guerre, il a affirmé
que c'était la première fois dans l'histoire de l'Afrique que la
paix avait été négociée pour mettre fin à une guerre.
Les groupes rebelles ont pris les armes dans la
région aride soudanaise du Darfour en février 2003, accusant le
gouvernement de négligence. Des dizaines de milliers de personnes ont été
tuées et environ un million d'autres déplacées dans le conflit. Fin