PARIS, 4 mai (XINHUA) -- Le premier ministre
français Dominique de Villepin a affirmé jeudi que le nom de Nicolas
Sarkozy "n'a pas été évoqué en liaison avec de quelconques
affaires", lors de la réunion du 9 janvier 2004 au ministère
français des Affaires étrangères, mais "il a été évoqué en tant que
ministre de l'Interieur".
Lors de sa conférence de presse mensuelle à
Matignon, le Premier ministre a ajouté avoir "indiqué clairement" à M.
Sarkozy, avec qui il a parlé "au cours des derniers mois et des dernières
semaines" de l'affaire Clearstream, "qu'à aucun moment, il ne s'est
agi d'enquêter sur de quelconques personnalités politiques".
Interrogé sur l'état actuel de ses relations avec le
ministre de l'Intérieur, le Premier ministre a déclaré avoir
" souvent eu l'occasion au cours des derniers mois et des dernières
semaines d'évoquer tout cela avec Nicolas Sarkozy", dont le nom a
figuré sur des listes trafiquées de comptes de la société financière
Clearstream.
"Et de la façon je crois la plus franche et la plus
claire, je lui ai dit quelles étaient les responsabilités qui étaient les
miennes, la nature des vérifications qu'il m'a été imposé
d'effectuer et je lui ai indiqué clairement qu'à aucun moment, il ne
s'est agi d'enquêter sur de quelconques personnalités politiques", a dit
M. de Villepin.
Il a expliqué ne pas avoir transmis à M. Sarkozy,
dès janvier 2004, les informations le concernant qu'il détenait sur
Clearstream car il était de son "devoir d'essayer d'établir la
crédibilité et la vraisemblance des faits".
Le Premier ministre a ajouté qu'en tant que ministre
des Affaires étrangères à cette date, sa "préoccupation" concernait
" la sécurité de la France" et ses "intérêts diplomatiques".
"Quand vous êtes un responsable ministériel et que
vous recevez des informations" concernant notamment des "filières de
blanchiment", vous demandez "à faire des vérifications", a-t-il
expliqué.
"Si ces informations sont corroborées et s'avèrent
probantes", a dit M. de Villepin, il convient "que vous partagiez ces
informations et que vous les remettiez à la justice, ce que j'ai
fait comme ministre de l'Intérieur".
M. de Villepin a rappelé qu'il avait demandé au
directeur de la DST (Pierre Bousquet de Florian, ndlr) de transmettre ces
" différentes conclusions" à la justice.
Mais auparavant, "votre responsabilité et votre
devoir c'est d'essayer d'établir la crédibilité et la vraisemblance des
faits", ajoutant qu'il s'était adressé pour cela, alors qu'il était au
Quai d'Orsay, "à l'une des personnalités qui a la plus d'expérience
dans ce domaine et qui est le mieux à même de m'apporter des réponses" (le
général Philippe Rondot, ndlr).
M. de Villepin a enfin dénoncé un "risque
d'instrumentalisation" dans l'affaire Clearstream, tout en
soulignant qu'il n'est pas de ceux qui "lisent l'histoire" en y
voyant "des complots". Fin
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Affaires
Clearstream: risque "d'instrumentalisation" dans affaire Clearstream selon
Villepin
France:
M. de Villepin écarte implicitement une démission
France/Clearstream:
Villepin veut la vérité
France/Clearstream:
le général Rondot dément avoir mis en cause Dominique de
Villepin