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Affaires Clearstream : le nom de Sarkozy "pas évoqué en liaison" avec Clearstream selon Villepin
  2006-05-05 15:02:32  

     PARIS, 4 mai (XINHUA) -- Le premier ministre français  Dominique de Villepin a affirmé jeudi que le nom de Nicolas  Sarkozy "n'a pas été évoqué en liaison avec de quelconques  affaires", lors de la réunion du 9 janvier 2004 au ministère  français des Affaires étrangères, mais "il a été évoqué en tant  que ministre de l'Interieur". 

     Lors de sa conférence de presse mensuelle à Matignon, le  Premier ministre a ajouté avoir "indiqué clairement" à M. Sarkozy, avec qui il a parlé "au cours des derniers mois et des dernières  semaines" de l'affaire Clearstream, "qu'à aucun moment, il ne  s'est agi d'enquêter sur de quelconques personnalités politiques". 

     Interrogé sur l'état actuel de ses relations avec le  ministre de l'Intérieur, le Premier ministre a déclaré avoir " souvent eu l'occasion au cours des derniers mois et des dernières  semaines d'évoquer tout cela avec Nicolas Sarkozy", dont le nom a  figuré sur des listes trafiquées de comptes de la société  financière Clearstream. 

     "Et de la façon je crois la plus franche et la plus claire,  je lui ai dit quelles étaient les responsabilités qui étaient les  miennes, la nature des vérifications qu'il m'a été imposé  d'effectuer et je lui ai indiqué clairement qu'à aucun moment, il  ne s'est agi d'enquêter sur de quelconques personnalités  politiques", a dit M. de Villepin. 

     Il a expliqué ne pas avoir transmis à M. Sarkozy, dès  janvier 2004, les informations le concernant qu'il détenait sur  Clearstream car il était de son "devoir d'essayer d'établir la  crédibilité et la vraisemblance des faits". 

     Le Premier ministre a ajouté qu'en tant que ministre des  Affaires étrangères à cette date, sa "préoccupation" concernait " la sécurité de la France" et ses "intérêts diplomatiques". 

     "Quand vous êtes un responsable ministériel et que vous  recevez des informations" concernant notamment des "filières de  blanchiment", vous demandez "à faire des vérifications", a-t-il  expliqué. 

     "Si ces informations sont corroborées et s'avèrent probantes", a dit M. de Villepin, il convient "que vous partagiez ces  informations et que vous les remettiez à la justice, ce que j'ai  fait comme ministre de l'Intérieur". 

     M. de Villepin a rappelé qu'il avait demandé au directeur de  la DST (Pierre Bousquet de Florian, ndlr) de transmettre ces " différentes conclusions" à la justice. 

     Mais auparavant, "votre responsabilité et votre devoir c'est  d'essayer d'établir la crédibilité et la vraisemblance des faits", ajoutant qu'il s'était adressé pour cela, alors qu'il était au  Quai d'Orsay, "à l'une des personnalités qui a la plus  d'expérience dans ce domaine et qui est le mieux à même de  m'apporter des réponses" (le général Philippe Rondot, ndlr). 

     M. de Villepin a enfin dénoncé un "risque  d'instrumentalisation" dans l'affaire Clearstream, tout en  soulignant qu'il n'est pas de ceux qui "lisent l'histoire" en y  voyant "des complots". Fin 

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