PARIS, 4 mai (XINHUA) -- Le premier ministre
français, Dominique de Villepin a pointé jeudi un "risque
d'instrumentalisation" dans l'affaire Clearstream, tout en
soulignant qu'il n'est pas de ceux qui "lisent l'histoire" en y
voyant "des complots".
Lors de sa dixième conférence de presse, le Premier
ministre a lancé : "il faut que la vérité soit établie. C'est notre
objectif commun et j'apporterai tout mon concours à la justice".
"Il y a une vieille théorie en politique qui
consiste, quand il y a des difficultés, à vouloir imaginer qu'il y a un
complot", a poursuivi le chef de gouvernement. "Je ne fais pas partie de
ceux qui lisent l'histoire à travers ce regard-là".
"Ce que je sais, c'est qu'il y a un risque
d'instrumentalisation. Il faut en être particulièrement conscient", a
poursuivi M. de Villepin.
"Quand je vois des mensonges, des calomnies, des
mises en causes qui ne reposent sur rien, je pense qu'il y a des mesures
dépassées, des attaques injustifiées et infondées et je ne crois pas
que cela soit normal, y compris dans la vie politique là où certains
veulent croire que tous les coups sont permis", a relevé encore le Premier
ministre. Fin