KINSHASA, 3 mai (XINHUA) -- La Mission de l'ONU en
RDCongo ( Monuc) a mis en garde mercredi les pays voisins de la RDCongo
contre "toute intervention d'une armée étrangère ou la menace d'une
telle intervention".
Lors du point de presse hebdomadaire à Kinshasa, son
directeur de l'information publique, Kemal Saiki, a affirmé que toute
intervention d'une armée étrangères ou la menace d'une telle
intervention constituerait une violation de la souveraineté et de
l'intégrité territoriale de la RDCongo.
Il a appelé "toutes les parties concernées à
recourir aux mécanismes bilatéraux et multilatéraux mis en place dans le
but de traiter des préoccupations sécuritaires dans la région, au lieu
de recourir à des actions unilatérales" qui seraient contraires aux
accords conclus entre les pays de la région des Grand lacs.
Actuellement la Monuc déploie de grands efforts en
vue de sécuriser les élections du 30 juillet en RDCongo. Il s'agit des
premières démocratiques du genre depuis 45 ans dans ce troisième
grand pays africain, qualifié de scandale géologique pour ses
abondantes ressources minières.
Le porte-parole militaire de la Monuc, le
lieutenant-colonel Frédéric Médard, a pour sa part confirmé le rapport
"crédible" sur une incursion des forces armées ougandaises en
RDCongo.
La semaine dernière, l'armée congolaise (FARDC)
avait rapporté des accrochages survenus dans la nuit du 25 au 26 avril avec
des troupes ougandaises dans le district congolais du Haut Uele,
situé près de la frontière soudanaise.
Le porte-parole militaire a aussi révélé que des
indices montraient "un renforcement des forces ougandaises le long de la
frontière congolaise".
Kampala a menacé à maintes reprises d'envoyer des
troupes en RDCongo, surtout dans son nord-est, pour poursuivre les
rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).
L'Ouganda a envoyé des troupes en RDCongo pour
soutenir son ex- rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) et
occuper son nord-est de 1998 à 2002. Fin