ABUJA, 2 mai (XINHUA) -- L'Union africaine (UA) a
commencé mardi un sommet spécial sur le sida, la tuberculose et le
paludisme. A cette occasion, la ministre d'Etat nigériane pour la
Santé, Halima Alao, a fait part de sa préoccupation au sujet de
la pénurie de ressources humaines dans le domaine de la santé.
Mme Alao a indiqué que ces maladies constituaient un
défi important pour l'Afrique car le continent est le plus touché par
la pénurie mondiale de médecins, d'infirmières, de sage-femmes et de
personnel soignant.
"Cette pénurie est inégalement répartie et, sans
surprise, le déficit est le plus grand en Afrique, là où le besoin est le
plus important", a-t-elle déclaré lors du sommet de trois jours qui
réunit des représentants permanents de l'UA et des experts venus du
continent africain et d'ailleurs.
Mme Alao a rappelé que l'Afrique ne comptait qu'un
dixième de la population mondiale, mais qu'elle supportait un quart de la
charge mondiale des maladies et qu'elle disposait de moins d'1% des
ressources financières consacrées à la santé dans le monde.
Elle a ajouté qu'il était nécessaire de trouver une
solution pour des mesures efficaces contre le sida, la tuberculose et le
paludisme.
Mme Alao a précisé qu'il était important de veiller
à ce que les vaccins et les médicaments nécessaires au traitement et à la
prévention de ces trois maladies soient fabriqués sur le
continent, ajoutant qu'il fallait étudier la possibilité d'utiliser la
médecine traditionnelle. Fin