KHARTOUM, 1er mai (XINHUA) -- Le gouvernement
soudanais a affirmé lundi qu'il n'accepterait aucune modification d'un
projet d'accord de paix formulé par l'Union africaine (UA) qui devrait
être mis au point par les parties belligérantes au Darfour (région de
l'ouest du Soudan).
Les médiateurs de l'UA ont convenu, lundi matin, de
prolonger de 48 heures les négociations entre le gouvernement soudanais et
les mouvements rebelles du Darfour, après que ces négociations
furent parvenues à la date butoir fixée dimanche à minuit.
Par ailleurs, le vice-président soudanais, Ali
Mohammed Taha, qui dirigeait la délégation du gouvernement aux
négociations de paix au cours des trois dernières semaines, est rentré à
Khartoum lundi soir, signalant que le gouvernement rejetait toutes
nouvelles concessions.
"La délégation du gouvernement a annoncé dimanche
qu'elle était prête à signer le document final sur la paix au Darfour
malgré les réserves qu'elle a exprimées", a déclaré le ministre d'Etat du
ministère des Affaires étrangères, al-Samani al-Wasila, également
membre de la délégation gouvernementale, devant des journalistes
à l'aéroport international de Khartoum.
"Mais la signature a été ajournée à la demande des
médiateurs de l'UA, des Etats-Unis et de l'Union européenne", a ajouté le
responsable soudanais.
Les mouvements rebelles du Darfour, à savoir l'Armée
de libération soudanaise et le Mouvement pour la justice et
l'égalité, ont refusé de signer le document, dans l'espoir d'obtenir de
nouveaux compromis de la part du gouvernement sur les questions
liées à la sécurité ainsi qu'au partage du pouvoir et des
ressources. Fin