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RDCongo : l'Eglise catholique réclame l'ouverture d'un dialogue pour les élections
  2006-05-02 15:19:29  

     KINSHASA, 1er mai (XINHUA) -- L'Eglise catholique de la  RDCongo a réclamé lundi l'ouverture d'un dialogue politique pour  les prochaines élections, au lendemain de la publication du  nouveau calendrier électoral par la Commission électorale  indépendante (CEI). 

     Lors d'une conférence de presse à Kinshasa, Mgr Monsengwo  Pasinya, le président de la Conférence épiscopale nationale du  Congo (CENCO) et l'archevêque de la troisième grande ville de  Kisangani, a affirmé que "tout réaménagement du calendrier  électoral ne peut se faire unilatéralement, il doit être le fruit  d'un consensus entre les forces vives de la nation", vu que la  tenue des élections avant le 30 juin 2006, date butoir prévue par  l'Accord global et inclusif et par la Constitution de transition,  sera impossible. 

     Dimanche soir, la CEI a annoncé fixer le premier tour de la  présidentielle et les législatives au 30 juillet 2006, et ce à  cause du retard accumulé dans tout le processus électoral en cours. 

     Il s'agit en effet des premières élections démocratiques en  RDCongo depuis 45 ans, surtout après une guerre sanglante qui a  éclaté en 1998, impliqué huit pays africains et fait quatre  millions de morts et 3,5 millions de déplacés. 

     L'Eglise catholique congolaise a souligné le déroulement des  élections "dans un climat apaisé pour tout le monde" et "une  neutralité stricte et rigoureuse" des forces de l'ordre (armées,  police, services de sécurité civile) par rapport aux différents  candidats ainsi qu'aux partis politiques. 

     Elle a exigé "un climat de vérité et de transparence" sur les  candidats, leur identité, leurs faits et gestes.  

     Selon Mgr Monsengwo qui a appelé le clergé à une attitude de  neutralité vis-à-vis des hommes et partis politiques, le pouvoir  et le gouvernement de la RDCongo ont été assujettis à des  gouvernements étrangers depuis bientôt dix ans, de sorte que le  centre de décisions politiques et socio-économiques de la RDCongo  se trouve en dehors de la frontière. 

     L'appel au dialogue de l'Eglise catholique est censé faire  écho au même appel du principal parti d'opposition de la RDCongo,  l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne  Tshisekedi. Après avoir boycotté puis raté le processus  d'enregistrement d'électeurs, l'UDPS n'a déposé aucune candidature aux prochaines élections générales, bien que M. Tshisekedi ait  exprimé au début de cette année son intention d'y participer, mais à condition de la réouverture de tous les bureaux d'inscription.  Face au refus catégorique de la CEI, l'UDPS se trouve de facto en  dehors du processus électoral en cours, en appelant au dialogue  politique.  

     Pour le premier tour de la présidentielle ainsi que les  législatives congolaises, 33 et 9 632 candidats figurent sur la  liste définitive de la CEI. Fin 

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