TEHERAN, 30 avril (XINHUA) -- Le principal
négociateur nucléaire iranien Ali Larijani a indiqué dimanche que l'Iran
ne pouvait être forcé à geler son programme nucléaire, un nouveau
défi à la demande du Conseil de sécurité de l'ONU pour une
suspension.
"Les décisions coercitives sont inacceptables, nous
travaillons sur le programme d'enrichissement juste pour le cycle de
combustible nucléaire et nous utiliseront tous les moyens pour
atteindre cet objectif", a déclaré M. Larijani à un groupe
d'étuidants à Téhéran.
"Notre pays est allérgique aux conditions de
suspension. Si le Conseil de sécurité de l'ONU veut opprimer l'Iran, nous
reconsidérerons notre coopération avec l'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA)", a-t-il ajouté.
M. Larijani a aussi mis les Etats-Unis en garde
contre les attaques militaires sur l'Iran, disant que Washington était
"assez sage pour éviter une telle mauvaise chose".
"S'ils (Etats-Unis) veulent faire du mal à l'Iran,
vous devez savoir que nous pouvons aussi faire du mal. Nous sommes sérieux
à ce sujet", a-t-il souligné.
Samedi matin, le porte-parole du ministère iranien
des Affaires étrangères Hamid Reza Asefi a souligné que l'Iran ne se plie
pas sous les menaces de l'Occident.
"Nous sommes prêts à régler ce problème par le
dialogue, mais nous ne nous cédons pas sous les menaces et les forces", a
ajouté M. Asefi lors d'une conférence de presse hebdomadaire.
Le chef de l'AIEA Mohamed ElBaradei a
soumis un rapport vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU, disant que
l'Iran avait ignoré la demande du Conseil de suspendre toutes
les activités d'enrichissement d'uranium avant la date-butoire de
vendredi.